Le Jardin des épitaphes – Tome 1 : Celui qui est resté debout

Le Jardin des épitaphes – Tome 1 : Celui qui est resté debout
Taï-Marc Le Thanh
Didier Jeunesse2016

Apocalypse Now

Par Michel Driol

liv-10806-le-jardin-des-epitaphesA la suite d’une série de catastrophes, la fin du monde est arrivée. Trois « épitaphes » ont fait quasiment disparaitre toute l’humanité.  La terre est devenue un univers désolé, peuplé de pillards menaçants, de zombies et de mutants, où rôdent des machines tueuses. Dans cet univers, un ado de 17 ans, sortant d’un centre mystérieux où il a acquis des pouvoirs surnaturels, retrouve à Paris son petit frère et sa petite sœur. Tous trois entreprennent alors un périple afin de rejoindre à San Francisco leurs parents, avec l’espoir à la fois de les retrouver et que leur père, savant réputé, saura peut-être sauver le monde. Le premier tome les conduit de Paris au sud du Portugal.

Ce roman – entre science-fiction et fantastique – décrit un monde violent dans lequel trois personnages attachants tentent de survivre. De l’humanité telle que nous la connaissons ne reste rien : même les prénoms ont disparu, les trois héros ont des surnoms, Hypoténuse – l’ainé – qui deviendra Turbine, Poisson-pilote le cadet, enfant quasi mutique, et Double-Peine, la cadette, petite fille fragile peut-être atteinte du mal qui frappe l’humanité, l’Aberration.   Il en va de même des autres personnages.  Tout semble déréglé :les animaux les plus féroces sont les amis des humains, mais les chiens sont devenus sauvages et agressifs. Dans cet univers de chaos, Hypoténuse survit grâce à une vingtaine de règles et de fiches, qui rythment le livre, comme une tentative d’introduire un ordre dans le désordre. Autre facteur d’ordre, la tendresse qui unit la fratrie, les petits voyant dans le grand frère leur sauveur, et ce dernier les protégeant comme il le peut de la violence du monde. Tout est vu à travers le regard de ce grand frère, qui tente de retrouver la mémoire et de reconstituer ce qui s’est passé au cours des deux dernières années.  C’est là un des points forts du roman, sa construction non chronologique, qui alterne récit et retours en arrière, mais aussi récits prophétiques au gré des rencontres.

Une mention particulière pour les illustrations de la couverture et de ses rabats, réalisées par l’auteur, graphiste de formation, et pour le site www.lejardindesepitaphes.com  où l’on retrouve d’autres illustrations qui révèlent un univers inquiétant.

On attend avec impatience la suite…

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