Les Puissants, t. 1/ Esclaves

Les Puissants, t. 1/ Esclaves
Vic James
Traduit (anglais) par Julie Lopez
Nathan, 2017

Dystopie, uchronie, trilogie

Par Anne-Marie Mercier

Au départ, il y a une belle et terrible idée, qui a le mérite de ne faitre que pousser à l’extrême des situations connues  : une poignée de personnes a asservi la plus grande partie de l’humanité. Certains pays, comme la Grande-Bretagne, sont dirigés par une assemblée de Lords et de Ladies ; le peuple doit donner 10 ans de vie dans des conditions de travail et de vie misérable – autant dire celles d’esclaves à leur service : domestiques, ouvriers, travailleurs agricoles… Les familles de lords sont dotées d’un « Don », qui leur donne un pouvoir immense sur les autres : ils sont capables de destruction et de création à grande échelle, de tuer et de guérir à distance par le seul pouvoir de leur volonté.

L’autre originalité de la série est qu’elle met en scène non pas un adolescent et quelques-un/es de ses amie/es, mais une famille : le père et la mère, une fille de 18 ans, un garçon de 16 ans, une fille de 10 ans. L’ainée des enfants, Abi, a eu la bonne idée de demander à accomplir ses années tôt, avant de commencer ses études de médecine, pour les accomplir avec sa famille dans ce qu’elle croit être une bonne place : au service de la famille la plus puissante du pays, dans un luxueux et immense domaine à la campagne. Son souhait est réalisé, en partie : Luke, son frère est refusé au dernier moment et part travailler comme ouvrier dans une banlieue de Manchester. Tandis qu’Abi découvre que ces êtres supérieurs qui la fascinaient sont des monstres, Luke fait la dure expérience de la cruauté de ce monde du travail, mais se fait aussi des amis, devient adulte et fait des choix. Quant à la plus jeune, Daisy (10 ans) elle semble promise à un destin doré mais aussi à la solitude et à l’isolement.

Une révolution en marche vite fracassée, des tortionnaires impitoyables, des magies et des miracles, des intrigues… On ne s’ennuie pas à suivre les aventures des deux familles, maitres et esclaves et des deux camps, lords et gens du peuple.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *