Si seulement Lucie

Si seulement Lucie
Vincent Engel 
Mijade, 2021

Et si ton sourire me cueillait demain à l’aube?

Par  Christine Moulin

Nous voici devant un roman choral où alternent les voix de deux narrateurs, Jim, qui vit seul avec sa mère dépressive, et Lucie, qui vient de déménager dans son immeuble et s’adresse à un « tu » mystérieux: ses parents se disputent sans cesse et on apprend très vite qu’avant, elle dessinait… Avant ? On ne sait pas trop avant quoi…

Les deux adolescents tombent vite amoureux mais un obstacle de taille va les séparer: Lucie est persuadée qu’elle porte malheur à ceux qu’elle aime.

Cela va donner lieu à une histoire bien menée, quoique très simple, qui rend attachants les deux héros, dont les sentiments passionnés, tendres et profonds sont évoqués avec justesse. La pesanteur du passé, du silence, des secrets « qui sont des cancers » crée une attente intéressante et débouche sur un voyage initiatique à la fois vraisemblable et signifiant, plein d’espoir. Si seulement Lucie est un roman d’une humilité lumineuse: il ne cherche nullement à en jeter plein la vue au lecteur et du coup, parvient à l’atteindre et à l’émouvoir.

 

 

Ce contenu a été publié dans Non classé par Christine Moulin. Mettez-le en favori avec son permalien.

A propos Christine Moulin

Formatrice à l'ESPE Lyon 1 depuis 1994 (à la retraite depuis octobre 2016). Avant, professeur de français en collège et lycée. Membre du CRILJ01 qui organise, à Bourg-en-Bresse, le Festival de la Première Œuvre de Littérature de Jeunesse.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.