Abel et la bête

Abel et la bête
Yann Coridian
L’école des loisirs (neuf), 2011

Dépression paternelle, errance filiale

par Anne-Marie Mercier

  La bête, c’est la dépression dans laquelle plonge brutalement le père d’Abel. Le roman, c’est l’histoire d’Abel face à la bête et à ce naufrage. On le suit jour après jour, avec son père, puis avec sa grand-mère lorsque celui-ci est l’hôpital, puis seul, errant dans Paris, et enfin avec un couple de psy chez qui il débarque pour demander du secours.

Les événements sont vus d’un point de vue d’enfant qui serait simplificateur : la maladie est une bête qui s’est installée pour un temps dans le corps du père. La vie est faite de petits riens, de repas, d’un exposé à faire, de rencontres avec les voisins, avec des copains. Le ton ne verse pas dans le pathos. Abel raconte ; il s’attache à des petites choses pour vaincre sa peur. Tout est dit simplement, et c’est déjà bien. Dommage que le titre fasse un peu trop polar.

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