Vladimir et Clémence

Vladimir et Clémence
Cécile Hennerolles, Sandrine Bonini
Grasset jeunesse, 2015

L’union du visible et de l’invisible

Par Anne-Marie Mercier

VladimirL’un, Vladimir, est photographe, l’autre, Clémence, est invisible : comment ils se rencontrent, se découvrent, s’unissent, se séparent, se retrouvent et ont beaucoup d’enfants dont on ne sait s’ils sont flous ou bien nets sur la photo, tout cela est raconté dans un petit roman graphique joliment illustré, imprimé sur beau papier, cartonné, un peu à l’ancienne.

Il est écrit aussi dans un joli style un peu décalé : beaucoup d’inversions du sujet lui donnent un air dansant et suranné. Elles obligent aussi à retarder la construction du sens comme on attend que la photo se dévoile quand on la développe.

B42-Voir-le-voir-Berger-Cover_scaledC’est une belle fable sur le regard et sur l’image qu’on dit « fixe ». Elle ne l’est pas tant que cela, quand on a le talent de Vladimir, mais aussi son expérience de l’invisible et un bon appareil… argentique, autrement dit, le sens de la tradition et du mythe. Cela m’évoque Voir le voir, le beau titre de John Berger, paru aux éditions B42, tiens, si on le relisait ? Et puis son interview dans Télérama intitulée “Un livre, c’est un silence qui demande à être rempli”

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