Mes nuits à la caravane

Mes Nuits à la caravane
Sylvie Deshors
Rouergue,  Doado, 2018

Se retrouver pour voir plus clair

Par Maryse Vuillermet

Lucile n’a pas de chance, sa mère est morte il y a quatre ans et son père noie son chagrin dans l’alcool. A la suite de ce décès, il a perdu son restaurant donc son travail. Mais rien n’est jamais totalement noir. Lucile a hérité de la joie de vivre et de la force rayonnante de sa mère. Excédée par l’attitude de son père, un jour,  elle quitte la maison et s’installe dans une vieille caravane au fond du jardin, celle que sa mère avait aménagée pour peindre et pour se retrouver. Ses trois amis l’aident à l’installation, des fêtes s’y organisent et même un jardin se crée. Lucile y retrouve des forces, voit son père et sa vie différemment et parvient à trouver des solutions.
Sylvie Deshors a le don de rendre vivant chaque lieu qu’elle décrit, les Andes dans Inconnue des Andes, le Havre dans Fugue en mineur et ici, elle décrit avec subtilité la campagne auvergnate riche et sensuelle en contraste avec l’agonie de ses villages dont les habitants s’en vont et les boutiques se ferment. Les jeunes y errent sans lieu où exister sauf ceux qu’ils s’inventent comme la caravane.

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