Mochi Mochi
Les Matous filous et la montagne hantée
Les Matous filous et la montagne hantée
Noriko Kudoh
Traduit (japonais) par Alice Hureau
Japonaiserie
Par Anne-Marie Mercier
La sérialité Les Matous filous a gagné leur intérieur : page après pages, des redites, des événement similaires… Le texte est d’une extrême pauvreté, un peu sauvée par la récurrence musicale de Miaou, et de Miow. Elle semble écrite pour des enfants en difficulté et mâche tout le travail du lecteur. Les images sont à l’avenant.
Quant au sujet, a montagne hanté du titre est un leurre : il y est question de manger (des dango, petit apprentissage culturel), de vol de nourriture, et puis tout à coup de dragon, et puis ensuite de bébés tanuki, bref, les événements se succèdent et c’est tout.
Mochi Mochi
Sandrine Kao
Grasset jeunesse, 2026
Tout doux tout moux…
Par Anne-Marie Mercier
L’influence du Japon et de la Chine gagne toutes les étagères de la littérature de jeunesse et tous les supports. Les albums à petits personnages tout ronds comme ces Mochi (petits gâteaux à base de riz gluant) se multiplient. Un peu comme les Barbapapas ils ont le mérite d’être informes (mais ils restent ronds tout de même et ils sont de différentes couleurs.Les personnages sont Matcha, vert comme le thé, Rakka le jaune, Anko le rouge, Taro le mauve, Kuro le gris.
On l’aura deviné avec cette liste de couleurs, ces pseudo aventures sont une façon de plus d’aborder les émotions, sujet rebattu depuis bientôt une dizaine d’années. Les couleurs stéréotypées permettent de les représenter. Ici, le groupe fait valoir l’importance de l’amitié et du partage pour affronter le stress (vert), la colère (rouge) et la tristesse (gris) , et partager la joie (jaune). On ne boudera pas la présence d’un album de plus sur le sujet, mais on continuera à regretter que ce thème génère des histoires assez plates et des personnages schématiques à tous points de vue.