Tous ensemble !

Tous ensemble !
Smriti Prasadam-Halls, Robert Starling
Gallimard Jeunesse, 2020

 

Fable Politique

Par Anne-Marie Mercier

Les animaux, de La Fontaine à Orwell, sont bien souvent les acteurs de fables à visée politique. Celle-ci, au titre programmatique, allie la simplicité du message à la force de son argumentaire.
Des animaux vivent en paix, les oies et les canards d’une part, sur une petite île, et les autres animaux d’autre part, dans une ferme reliée à l’île par un pont. Les oies décident de faire sécession pour profiter seules de leurs avantages ; les canards, minorité contrainte au silence et exploitée, sont embarqués malgré eux dans cette décision. Étape après étape, ce choix s’avère malheureux, jusqu’à l’arrivée des renards…
L’éloge de la solidarité s’accompagne ici d’une mise en garde : le séparatisme crée un alourdissement des tâches, qui ne sont plus partagées (tiens, tiens, ceux qui veulent mettre les étrangers dehors sont-ils prêts à aller aux champs et ramasser les poubelles ?). Il crée de la pénurie, de la pauvreté et de l’insécurité face aux ennemis. La solidarité n’est pas seulement une belle idée, c’est une nécessité de survie pour une société.
La gravité du message est allégée par le contexte animalier et les illustrations colorées, proches de la caricature : les images représentant les oies et les canard au travail, affublés de tenues de travail (casques, et casquettes) alors que les autres animaux, en face de l’île,  gambadent et donnent envie de les rejoindre sont très réussies.

Trois petits animaux

Trois petits animaux
Margaret Wise Brown, Garth Williams
MeMo, 2019 (1956)

 

Trois oursons s’aimaient d’amour tendre…

Par Anne-Marie Mercier

« Il était une fois trois petits animaux dans leur fourrure d’animaux ils vivaient dans une petite maison d’animaux ».
L’image du bonheur simple de ces petits êtres (qui à l’image sont des oursons) est à peine installée que celui-ci est troublé par l’envie de l’un d’eux d’aller voir « le monde des gens ». Il s’habille (chapeau melon etc.) et il part. Il est vite suivi par un deuxième qui s’habille (petite robe et chapeau à brides, etc.) et part. Le troisième part à son tour, à leur recherche, habillé avec ce qu’il a pu trouver : un pot de fleur comme chapeau, des buches creuses comme chaussures, des feuilles comme manteau. L’album montre les tribulations de ce petit animal inquiet, perdu dans une foule qui ne le voit pas. La fin montre les retrouvailles et le retour à la vie sans habits, à la maison, au sommeil partagé, « car c’était de petits animaux ».

Le charme indéfinissable de cette histoire tient peut-être à sa simplicité (son thème est aussi celui de la fable des « deux pigeons » : « L’un d’eux s’ennuyant au logis / Fut assez fou pour entreprendre / Un voyage en lointain pays »), au lexique restreint, à l’évocation d’un bonheur simple fait de petites choses et de sensations douces, opposés à l’inquiétude et à la dureté du dehors. Elle tient aussi aux illustrations, merveilleuses de douceur et de naïveté, à l’image de ces petits animaux crayonnés avec amour.

 

La Meilleure Façon de marcher ?

La Meilleure Façon de marcher ?
Anna Castagnoli et Gaia Stella
Traduit par Christian Demilly
Grasset, 2019

La Fontaine graphique

Par Anne-Marie Mercier

Ce très bel album au format allongé frappe d’abord par son graphisme d’une précision impeccable, aux formes très géométriques colorées qui se détachent bien sur le fond blanc. Il est découpé en épisodes symétriques : un vieil homme, un enfant et un âne se dirigent vers une ville, nommée Bonvent ; ils passent pas celle de Languependue, de Grande-Grinche, de Guerrelasse,  de Durcoeur, de Haute-Flemme. Chaque ville a une caractéristique : les habitants sont jaseurs, ou râleurs, ou soupirent, ils sont affairés ou oisifs, mais tous trouvent à redire à la « façon de marcher » des personnages :  c’est le vieux qui devrait être sur l’enfant et non l’inverse, ou le contraire, c’est l’âne qui est trop chargé, ou pas assez, etc.
On aura reconnu l’argument de la fable de La Fontaine,  « Le meunier, son fils et l’âne ». Il est regrettable que cela ne soit pas mentionné dans l’album : on imagine que les enseignants pourraient faire des va-et-vient intéressants du poème à l’album. Ainsi, plutôt que « conte graphique », c’est une fable graphique dont la morale est claire et rappelle une chanson traditionnelle (« La meilleure façon de marcher c’est encore la nôtre »), morale énoncée par le meunier de La Fontaine à la fin de la fable :

« Beau trio de Baudets! Le Meunier repartit :
Je suis Âne, il est vrai, j’en conviens, je l’avoue ;
Mais que dorénavant on me blâme, on me loue ;
Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien,
J’en veux faire à ma tête. Il le fit, et fit bien.

Quant à vous, suivez Mars, ou l’Amour, ou le Prince ;
Allez, venez, courez ; demeurez en province ;
Prenez femme, abbaye, emploi, gouvernement :
Les gens en parleront, n’en doutez nullement. »

Quant à la question de l’emprunt, et même de l’emprunt non signalé, on peut encore revenir à la sagesse de La Fontaine, qui rappelle au début de la fable que cette histoire vient des temps anciens, qu’elle a sans doute été transmise par Ésope, et que les hommes n’ont cessé de se la raconter.  Les derniers venus, dit-il, trouveront toujours à glaner ; ils peuvent à leur tour mettre de nouveles images et de nouveaux mots sur des histoires vieilles (presque) comme le monde et toujours actuelles, des classiques :

« L’invention des arts étant un droit d’aînesse,
Nous devons l’apologue à l’ancienne Grèce.
Mais ce champ ne se peut tellement moissonner
Que les derniers venus n’y trouvent à glaner.
La Feinte est un pays plein de terres désertes :
Tous les jours nos auteurs y font des découvertes.
Je t’en veux dire un trait assez bien inventé.
Autrefois à Racan Malherbe l’a conté. »

 

Mouha

Mouha
Claude Ponti
L’école des loisirs, 2019

Aventures terrestres

Par Anne-Marie Mercier

La petite Mouha, c’est un peu une autre Hipollène, celle qui est tombée de l’arbre maison dans L’Arbre sans fin ; contrairement à Hipollène, elle ne tombe pas de l’arbre, mais elle saute, afin de découvrir « sur le sol de par terre » toutes les choses inconnues, toutes « belles et intéressantes ». Marchant de découvertes en découvertes, toutes « belles et intéressantes », elle rencontre heureusement Blaise le poussin masqué, bien connu des amateurs de Ponti, qui la met en garde et lui livre la leçon que tout enfant doit connaître très tôt : les apparences sont trompeuses, il y a des êtres bons et d’autres méchants et il est difficile de savoir à qui se fier. Comme on est dans un récit initiatique, il lui dit aussi que des personnes « seront là à temps et au bon moment. Ce qui est important, c’est que tu es importante ». Le départ vers l’aventure se fait donc en confiance.
Mouha (on aura compris qu’elle incarne le lecteur embarqué dans le monde pontien) rencontre toutes sortes d’être hybrides, portant des noms tout aussi hybrides, tantôt aidants, tantôt menaçants. Les monstres hostiles lui proposent des énigmes (pas faciles, surtout la dernière !) qu’elle résout sans difficulté, provoquant leur colère énoncée par un discours à la fois haineux et méta : « je te déteste, on se retrouvera ! puisque c’est comme ça rendez-vous pages 38-39 ».
Canards-lapins, champignons rebondis, tortue perdue (pas pour longtemps : elle s’appelle Bienfé…) coings accueillants, cube en empilements, coccinelles en attente de couleur, de multiples rencontres agrémentent son parcours, dans lequel elle aide tous ceux qui sont en demande, avant de retrouver les « horribilivicieux monstres », aux pages 38-39, comme promis. Elle les défait avec le même stratagème qu’Hipollène qui disait au monstre « Je n’ai pas peur de moi », formule si inattendue que la plupart des lecteurs lisent dans un premier temps « je n’ai pas peur de toi ». Mouha justifie pleinement le titre de l’album : à la question insoluble qu’on lui pose (« Qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous ? », elle répond : « Je suis Mouha, je viens de chez moi et je retourne chez moi ». Belle formule, belle assurance, belle certitude de l’enfant qui sait qui il est, et qu’il a un logis d’où partir et où revenir, et un oiseau livre de souvenirs pour le lui rappeler.
C’est un beau cru de Ponti, avec un Mouha qui ressemble à une Adèle – autre personnage récurrent – bien grandie (le livre est dédié à « Adèle, la modèle »), mi livre d’aventures initiatiques, mi fantaisie, mi livre jeu d’énigme, avec des monstres parfaitement horribles comme il se doit et bien explosés à la fin comme il se doit.

 

 

La Promenade de Petit Bonhomme

La Promenade de Petit Bonhomme
Lucie Felix
(Les Grandes Personnes)

Livre vivre

Par Anne-Marie Mercier

Lietje a rendu compte des merveilleux Coucou et Hariki il y a peu. Leur auteure, Lucie Felix, proposait en 2015 un autre album (que nous avions recensé au moment de sa sortie mais qui mérite ici d’être mis en perspective avec les titres récents) dans lequel l’adulte qui lit ou l’enfant qui l’écoute (ou qui reprend le livre seul), sont actifs, parcourent le livre par le toucher et se promènent autant dans l’espace de la page que dans l’espace du récit.

Ce grand album cartonné propose un espace sobre, réduit à une bande colorée comportant parfois des aspérités et surmontée d’un grand espace blanc qui commence dès la page de couverture. L’espace – et donc la promenade – se complexifie peu à peu : du plat on passe à des reliefs, à un précipice qu’il faut franchir, à un toboggan… on rencontre des animaux, enfin on entre dans la maison : un goûter attend, mais avant il faut franchir les derniers obstacles…
Dans cet espace, pas de personnage inscrit : ce « petit bonhomme » est la main de celui qui raconte, suggérée en pointillés sur la première de couverture, puis absente de l’image : il s’agit de la placer et de l’animer soi-même. On va faire glisser le doigt sur le chemin bien lisse, le faire trébucher sur le caillou, sauter au-dessus du précipice.. et le replier en fin de parcours, tout tranquillement.
À chaque étape, la page doit être caressée pour faire ressentir ses reliefs. Les couleurs aquarellées sont superbes, évoquant tantôt des mousses, de l’eau, du bois, du marbre… Il est rare de voir autant de reliefs en tous genres sur une surface de papier apparemment plane,  et d’ouvrir un livre sans personnage apparent qui accueille autant de vie avec des moyens aussi simples.

La Femme du potier

La Femme du potier
Kuro Jiki (Thierry Dedieu)
HongFei 2020

De la femme du potier au mari de la céramiste…

Par Michel Driol

Ahmad Reza est un excellent potier, formé auprès d’un maitre prestigieux, et dont toute la production suit les règles ancestrales. Sa femme n’a pas le droit de pénétrer dans son atelier, mais elle l’observe en cachette.  Un jour que son mari est parti à la ville voisine chercher un prix, elle ose façonner un pot à mains nues. Et elle continue, dans la cabane, au fond du jardin, en secret, jusqu’au jour où elle est surprise par son mari et un marchand d’art. Ahmad Reza s’excuse car aucune loi n’est respectée, tout est dissymétrique, irrégulier. Mais c’est elle que l’on vient voir : on félicite son mari, car elle a tout appris en l’observant, mais on la vénère comme artiste, au point que son mari cassera toute sa propre production pour devenir le mari de la céramiste.

Thierry Dedieu, dont la notice finale indique qu’il débute dans l’art de la céramique, choisit un pseudonyme pour raconter cette histoire qui offre au moins deux niveaux de lecture. D’une part, il est question des relations homme femme, de la place de la femme dans la société, de son émancipation, et de la façon dont peuvent évoluer les rapports de couple. D’autre part, il est question de deux conceptions de l’art : l’art officiel, qui respecte des lois, des principes, se transmet d’une génération à l’autre,  et un art plus intuitif, qui certes a besoin de techniques, mais s’affranchit des codes pour retrouver un aspect primitif. L’histoire de l’art est faite de ces oppositions.

Comme toujours avec Thierry Dedieu, les illustrations sont très expressives, et se réduisent à l’essentiel sur un aplat de couleur vivre. Des personnages vêtus de noir y côtoient une cabane noire aussi, des instruments de potier et des pots. Mais tout est porteur de sens : la taille, l’attitude des personnages, leurs regards… pour dire progressivement l’inversion des relations au sein du couple.

Un album qui réussit à allier une très grande simplicité et la complexité des problèmes qu’il aborde.

Le Secret du clan

Le Secret du clan
Gilles Baum – Illustrations Thierry Dedieu
HongFei éditions 2020

Il y a des choses qu’on peut admirer sans comprendre

Par Michel Driol

Comme chaque été, un grand-père accueille sa petite fille dans son ile de pêcheurs. Elle remarque qu’il a un crabe tatoué sur l’avant-bras, comme quelques autres insulaires, et, le soir de la fête des âmes, elle le montre à son grand père. Un peu plus tard, il l’emmène avec lui voir un crabe géant, secret du clan, et lui donne, avant son départ, un crabe origami.

Cette histoire, simple en apparence, qui reprend les codes de l’enquête sur une chose étrange, offre différents niveaux de lecture. D’une part il est question de la relation entre une petite fille et son grand père, de ce moment de complicité que constituent les vacances. Il est question aussi de la relation entre la science et l’expérience, l’instituteur prouvant qu’il va faire beau, alors que le grand père sait qu’il va pleuvoir. Il est question d’héritage culturel, qui saute une génération : le père a quitté l’ile, lui tournant le dos, c’est à la petite fille de s’emparer de cette histoire familiale, selon le vœu de la grand-mère décédée. Il y est question de la nature, surprenante, à observer, à admirer, à protéger. Il y est enfin question d’initiation, de recherche d’une transcendance, symbolisée par ce crabe majuscule, majestueux, quelque chose comme la recherche du sacré, qui dépasse les générations, réunit vivants et morts dans la contemplation de quelque chose à admirer, sans forcément le comprendre. Tout ceci est suggéré dans un texte énoncé par la petite fille, dans une langue d’une grande simplicité, un texte qui se veut aussi concret et factuel que possible, mais qui donne la parole au grand père pour justifier les raisons du secret et le mettre à distance par rapport aux pouvoirs établis (science, argent, forces de l’ordre)..

Les illustrations de Dedieu  se concentrent sur les personnages, en faisant disparaitre tout arrière-plan pittoresque. Cette extrême stylisation ne conduit donc pas dans un extrême orient de pacotille, mais tente, à la façon peut-être d’une esquisse, d’en dire l’essence même, en parfait écho à l’album.

Un bel album qui signe ici la dixième collaboration entre ses deux auteurs.

Les Mots sont des oiseaux

Les Mots sont des oiseaux
Marie Sellier – Illustrations de Catherine Louis
HongFei éditions 2020

Le merveilleux voyage de Petit Frère

Par Michel Driol

Petit Frère et Grand Frère, main dans la main, traversent la forêt pour aller au bord de la mer rejoindre Shu. Shu et Grand Frère, qui sont amoureux, ne s’occupent plus de Petit Frère, qui s’ennuie. Alors, il écrit sur le sable l’histoire des oiseaux, et rêve qu’il s’envole avec eux…

Cet album parle de solitude et d’imaginaire. Comment lutter contre ce sentiment d’abandon que ressent Petit Frère, mais que ressentent aussi nombre d’enfants quand les parents sont trop occupés pour leur accorder l’attention nécessaire ? Par l’écriture, même si on ne sait pas écrire, et Petit Frère dessine des mots-symboles, presque des idéogrammes. Puis il rêve qu’il voit le monde autrement, de plus haut, et le monde en est transformé. Pirouette finale, il ne livrera pas son rêve à Shu et Grand-Frère : le secret ne sera partagé qu’avec le lecteur. L’album dit cette nécessité d’avoir une vie intérieure riche, un imaginaire nourri par l’observation de la nature environnante, mais aussi de cultiver son jardin secret.

L’écriture de Marie Sellier est poétique, en particulier par l’usage des métaphores et des comparaisons, dès le titre, dès les premières pages, avant même le rêve de Petit Frère : façon de laisser percevoir au lecteur un autre monde perçu par l’enfant, d’introduire à cet autre monde que la poésie donne à voir. Les illustrations de Catherine Louis montrent un univers en noir et blanc, un univers essentiellement naturel, forêt, plage, oiseaux. Une touche de rouge rehausse chaque page (baies, chapeau, chaussures) et n’est pas sans rappeler les sceaux rouges chinois  dont on trouve aussi de avatars dans des rectangles : pieds, personnages.

Un album vraiment emblématique des éditions HongFei. Le mot HongFei 鴻飛 , « Grand oiseau en vol » en chinois, est emprunté à un poème de SU Dongpo (XIe s.) qui compare la vie à un grand oiseau. S’envolant librement à l’est et à l’ouest, l’oiseau survole des montagnes enneigées où il laisse des empreintes sans s’y attacher. (Définition reprise du site de l’éditeur)

Voyage au centre de la Terre

Voyage au centre de la Terre
D’après Jules Verne – Illustration de Marjorie Béal
Balivernes 2019

De l’Islande au Stromboli

Par Michel Driol

Quand le professeur Lidenbrock et son neveu trouvent un message secret contenant le moyen d’accéder au centre de la terre, ils n’hésitent pas. Descendant par un volcan en Islande, rencontrant des animaux préhistoriques et des champignons géants, ils finiront par ressortir par le Stromboli…

Marjorie Béal continue d’adapter pour les plus petits (petit format, pages cartonnées, peu de texte sur chaque double page) les romans de Jules Verne. Sont sélectionnés les  épisodes les plus dramatiques, résumés dans une langue simple, au présent, une langue avec de nombreuses marques d’oralité adaptées au public : exclamations… Le nombre de personnages est réduit au professeur et à son neveu – plusieurs images montrant en fait trois personnages. Les illustrations, très colorées, très stylisées, sont aussi très lisibles, et actualisent les décors et les costumes : rien ne fait XIXème siècle.

Le roman de Jules Verne perd ses dimensions didactiques et scientifiques pour devenir ainsi un album d’aventures qui ne manque pas de charme dans une espèce de représentation naïve d’un monde mystérieux. Un album qui suscitera peut-être des vocations d’explorateur !

Cherche et trouve… dans les contes de fées

Cherche et trouve… dans les contes de fées
Thierry Laval et Yann Couvin
Seuil Jeunesse 2019

Où sont Cendrillon, Barbe Bleue et les autres ?

Par Michel Driol

Dans le collection Cherche et trouve, voici les conte de fées. Le livre se présente comme une série de 5 doubles pages à rabats Sur les rabats, l’indication de quelques contes et la représentation de quelques personnages, ou objets qu’il va falloir trouver, une fois les rabats ouverts, dans le paysage représenté par  l’image en double page. Celui-ci est comme il se doit, fort animé et plein de détails croustillants.

Voilà un album qui permettra de revisiter des contes connus ou moins connus, mais aussi des fables de la Fontaine. Du côté des contes, les principaux éléments sont représentés, permettant au lecteur de se remémorer l’histoire. Les fables, elles, ne sont pas titrées : on nomme dans les rabats les personnages, sans plus. Ajoutons à cela quelques animaux à chercher (grand tétras ou élan, par exemple) qui ne relèvent pas du domaine des contes ou des fables.

Un album jeu divertissant pour développer le sens de l’observation, et se souvenir d’histoires connues.