Bubulle

Bubulle
Mamiko Shiotani
Traduit (japonais) par Sophie Bescond
La Partie, 2026

Comment s’y prendre, quand on est sous l’eau?

Par Anne-Marie Mercier

Bubulle est un jeune poisson, et ici il est le héros d’un livre pour enfants. Il donc normal qu’en ces temps de rentrée il doive aller à l’école. Mais techniquement, l’auteur doit aménager les choses. Qu’à cela ne tienne, voilà Bubulle équipé d’un casque avec des ouvertures pour passer ses nageoires, une culotte en caoutchouc d’où ses nageoires-jambes dépassent, et un petit chapeau conforme à l’uniforme que portent ses camarades (Ça se passe au Japon). On le voit avec son cartable et il partage les activités des autres écoliers avec plaisir, même le temps du repas à la cantine.
Mais voilà, il y a le sport, il n’aime pas cela, il est nul, et il se fait une entorse. Confiné chez lui, il a envie de renoncer à tout. Mais des amis (un humain et un lézard) viennent, nagent avec lui dans sa chambre (cette fois, ce sont eux qui portent un casque), et tout va mieux.
Histoire bien mince, elle vaut surtout par les illustrations. Le dessin crayonné est subtil, le petit poisson ouvre de grands yeux, et cette école où se côtoient divers animaux et de jeunes humains (qui ouvrent eux aussi de grands yeux – normal, on est au Japon–) a un certain charme.
Le message est de bon aloi : même si on est différent, si on a le désir d’apprendre et si on s’accroche, on peut y arriver. Il faut aussi avoir de bons copains, inventifs et prêts à se déplacer en terrain inconnu.