Faune et flore de l’été. Les Oiseaux du monde

Faune et flore de l’été
Clémentine Sourdais

Les Oiseaux du monde
Olivia Cosneau

Amaterra (« Mon cahier nature »), 2026

Documentaire interactif (et tout papier)

Par Anne-Marie Mercier

À mi-chemin entre le cahier d’activités (ou cahier dit « de vacances » pour faire travailler les enfants) et le documentaire, ces deux albums souples font partie d’une série plus vaste : on trouvera dans la même collection la mer, le potager, la montagne, etc. Le principe adopté est celui de la variété. On ne s’y ennuie jamais même si l’on est un enfant à l’attention dispersée : autocollants et coloriages pourront maintenir l’attention entre les brefs commentaires qui accompagnent les images. Un quiz final ajoute un petit défi.
Les scènes sont variées : bois et rivières, champs et savanes, petits et gros animaux, feuillages, arbres et fleurs, grands horizon et vision au ras des pâquerettes…
Les images de Clémentine Sourdais sont comme d’habitude superbes : harmonie des couleurs, netteté des traits. Les techniques mixtes des images d’Olivia Cosneau leur donnent beaucoup de relief. Dans les deux cas, la stylisation n’empêche pas la précision… On se régale en s’instruisant.
André Guenolée semble avoir conçu tous les albums de la collection, bien que seul le nom de l’illustratrice figure sur la couverture.

 

Tous des patates. Apprends à dessiner trois millions d’animaux à partir d’une simple patate

Tous des patates. Apprends à dessiner trois millions d’animaux à partir d’une simple patate
Mathias Friman

Seuil Jeunesse, 2025

Patates pour tous

Par Lidia Filippini

Mathias Friman part d’un constat simple : tous les animaux peuvent être dessinés à partir de l’esquisse d’une simple patate (mais pas le tubercule, précise-t-il, plutôt une forme ovoïdale qui peut être plus ou moins grande et plus ou moins allongée). Cette patate constitue le corps. Reste ensuite à ajouter une tête (une petite patate) et un cou pour maintenir ensemble les deux éléments, puis des pattes, une queue et, parfois, un bec, des cornes, des ailes ou des nageoires. Avec cette technique, l’auteur propose une cinquantaine de modèles et leurs déclinaisons qui permettent au final de dessiner facilement tous les animaux du monde.
Tous des patates pourrait n’être qu’un simple manuel de dessin mais Mathias Friman en profite pour entraîner ses lecteurs vers la découverte de la classification des espèces animales, insistant sur les spécificités de chacune d’elles de manière simple et très claire (« Pour résumer : de l’eau + des branchies + des nageoires = un poisson »). Le livre suit le tableau de « Classification simplifiée des patates » qui apparaît en fin d’ouvrage et constitue une sorte de sommaire. On y trouve cinq grands groupes d’animaux : les vertébrés, les mollusques, les cnidaires, les arthropodes et les annélides (qui ne sont pas des patates, mais des saucisses) avec leurs principales subdivisions. D’un point de vue scientifique, cette classification est quelque peu contestable, notamment parce qu’elle omet le groupe des échinodermes (étoiles de mer, oursins entre autres) qui est important puisque, porteurs d’un squelette interne, ces animaux sont considérés comme proches des vertébrés. Cette absence ne s’explique pas et semble peu justifiable dans un livre que la quatrième de couverture présente comme « un manuel zoologique ».
Quelques approximations scientifiques, donc, qu’il faut garder en tête, mais cela ne nous a pas empêchée de prendre beaucoup de plaisir à lire cet album-documentaire-manuel original. Les illustrations sont drôles et colorées. Elles donnent envie de tenter la méthode des patates et il faut bien dire que celle-ci s’avère particulièrement bien pensée pour dessiner toutes sortes d’animaux.