Newton et la confrérie des astronomes

Newton et la confrérie des astronomes
Marion Kadi et Abram Kaplan, Tatiana Boyko
Les Petits Platons, 2018

Le rêve de Newton

Par Anne-Marie Mercier

Faire découvrir à de jeunes lecteurs les grandes figures de la physique cosmique et leurs théories est une tâche qui pourrait sembler un peu trop ambitieuse. Pourtant, Marion Kadi et Abram Kaplan s’y sont essayé et ont créé un petit livre beau, inventif et réussi qui réunit les figures de Newton, Kepler, Copernic, Galilée, Ptolémée (qui est ici une femme, tiens ?), réunis en confrérie sur la lune. Ils débattent de leurs théories sur la gravitation, la pesanteur, la gravité, la densité, les comites, le système des planètes, etc. dans des dialogues percutants, brefs, et souvent drôles.

Pour arriver sur la lune, Newton et son ami Haley voyagent par différents moyens, un peu comme Cyrano de Bergerac (le « vrai », ou plutôt le narrateur de son livre, États et empires de la lune) :  comme Alice, passant à travers le cœur de la terre et au-delà (où l’on rencontre le pingouin des antipodes), avec une catapulte, en bateau sur les tourbillons (au passage, on rencontre Descartes et Leibniz), ou accroché à une comète…

Poétique, scientifique, plein d’humour, c’est un régal d’intelligence et de beauté. Les couleurs éclatantes rappellent parfois que Newton a inventé l’optique, comme on le voit au début du livre. Le fond de ciel nocturne constellé de planètes ou d’objets insolite donne envie de s’y promener.

 

Calpurnia

Calpurnia
Daphné Collignon, d’après le roman de Jacqueline Kelly
Rue de Sèvres, 2018

Un nouvelle vie pour un personnage

Par Anne-Marie Mercier

Daphné Collignon s’est emparée du personnage du roman de Jacqueline Kelly sans se laisser impressionner par les illustrations existantes (celles des couvertures – Calpurnia est une série) et a créé une jolie silhouette, une brunette dynamique et sympathique, au milieu d’une fratrie composée par ailleurs de garçons. Son rapport à la nature, son rapport à son grand-père, tout cela est très charmant et narré avec poésie.

On assiste à la naissance d’un esprit scientifique, né de l’observation de petites choses, de patience, et d’indépendance, et à des exercices d’affirmation de soi, face aux garçons mais aussi aux amies plus timorées. Calpurnia est une belle héroïne qui incarne l’émancipation des jeunes filles par la connaissance à la fin du XIXe siècle.

Big Nate, vol. 7 : « C’est ma fête »

Big Nate, vol. 7 : « C’est ma fête »
Lincoln Peirce

Gallimard jeunesse (folio junior), 2017

Amis/ennemis de toujours et d’hier

Par Anne-Marie Mercier

 

Lorsqu’on est chargé de servir de mentor à un nouvel élève tout juste débarqué au collège, on doit faire face à de nombreux défis : le protéger des brutes auxquelles on ne sait pas résister soi-même, le renseigner sur les difficultés (profs tyranniques, cantine redoutable, élèves fourbes…), mais aussi le supporter, même si on le trouve insupportable et si on n’a rien en commun : voilà le défi de Nate, qui s’en sort plutôt bien grâce à son amie Dee-Dee (vive les filles !) après bien des dérapages.

Un autre sujet est abordé en parallèle : l’anniversaire du collège, et la découverte du journal illustré d’une élève qui le fréquentait cent ans plus tôt. Cela permet d’informer les jeunes lecteurs sur ce qu’était l’éducation autrefois (plutôt plus sévère et très austère), sur les changement et les invariants (profs tyranniques, cantine redoutable, élèves fourbes… et humour des élèves dessinateurs).

Les Cités obscures, livre 2

Les Cités obscures, livre 2
François Schuiten, Benoît Peeters
Casterman,
2018

« Bloc ici-bas chu d’un désastre obscur »…

Par Anne-Marie Mercier

 

Les Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peeters font partie du patrimoine européen (et peut-être mondial) de la bande dessinée : ce qu’on peut désigner sous le nom de « série » bien que les choses soient plus complexes (onze albums publiés, à partir de 1983), propose une rêverie architecturale évoquant à la fois la beauté et la grandeur des villes, leur monstruosité et leur fragilité. Ces villes sont souvent nées de projets portés par l’Hubris, la démesure (comme celui de le tour de Babel) ou la soif de pouvoir, mais aussi parfois par des idéaux esthétiques, politiques et sociaux qui font la grandeur de l’homme.
Tous ces récits, sous la forme de fables fantastiques se déroulent dans des
univers parallèles qui communiquent parfois avec notre monde, mais ont toujours un rapport avec celui-ci. « La Tour » évoque tout à la fois la tour de Babel et l’Italie de la renaissance (à travers l’architecture des étages élevés et à travers les personnages : le « mainteneur » maçon Giovanni et la belle Milena – et peut-être la Prague de Kafka à travers elle ?) puis par un saut dans le temps, les guerres européennes du XIXe ou XXe siècle ; « La Route d'Armilia » nous fait voyager vers le grand nord à bord d’un zeppelin, tandis que tout au long de leur voyage les personnages voient sous leur vaisseau Brüssel envahie par des lianes à croissance fulgurante, Bayreuth désertée de ses habitants, Kobenhavn aux mille tours menacée… Dans "Brüsel", on découvre la folie d’un projet immobilier (proche de celui qui a détruit une partie de l’ancienne ville du même nom) et la catastrophe qui va engloutir la ville sous les eaux. "Le Dossier B", qui reprend des éléments d’un faux documentaire produit pour la télévision en 1995. "Les Chevaux de Lune", récit sans texte, est plus directement orienté vers un jeune public (il est du moins paru en 2004 dans une collection qui leur est destinée, les « Petit Duculot », toujours chez Casterman et "La Perle", jolie réécriture de la « Princesse au petit pois » dans un univers qui fait penser Monaco du prince Albert et Grace Kelly (voir le film d’animation, qui suit plus fidèlement le conte et ne donne pas à la mère du prince le mauvais rôle) .

Des dossiers permettent de mieux comprendre l’architecture imaginaire (à tous les sens du terme) de cet ensemble : l’inspiration d’artistes comme Bruegel et Piranèse (les Prisons), Orson Welles (qui a servi de modèle à la figure de Giovanni) ; une « encyclopédie des transports présents et à venir » montre les prototypes qui ont servi à la dynamique des déplacements. Enfin, ce lourd et épais volume, comme les autres (4 volumes parus) est une pierre essentielle à l’édification de l’ensemble,

Tortues à l’infini

Tortues à l’infini
John Green

Traduit (USA) par Catherine Gibert
Gallimard jeunesse, 2017

Policier psy

Par Anne-Marie Mercier

Étrange roman que celui-là, bien différent de Qui es-tu Alaska ?, mais avec des points communs : une étude des relations et façons de communiquer de lycéens pleins de vie et d’espoir et mal dans leur peau, incompris par les adultes et par leurs camarades. Le roman repose lui aussi sur un mystère et les deux amies qui sont au centre de celui-ci, Aza, la narratrice, et Daisy son amie auteure de fanfiction sur Star Wars (de beaux passages assez drôles sur le sujet !) tentent de le résoudre en se faisant détectives à la manière des romans pour enfants d’autrefois (la série des « Alice », par exemple).

Le père richissime de Davis (un ami d’enfance d’Aza), s’est enfui alors qu’il allait être arrêté pour escroquerie ; personne, pas même ses enfants, ne sait où il se trouve. Une récompense est offerte… C’est l’occasion de confronter différents modes de vie : celui de Daisy qui est
serveuse pour se faire un peu d’argent de poche (et sans doute survivre) et n’est pas assez riche pour espérer entrer à l’université, celui d’Aza et de sa mère, de classe moyenne, et celui de Davis et de son frère qui vivent dans une maison au luxe extravagant – maison que leur père destine par son testament, avec toute sa fortune, à un animal, une espèce rare de lézard. Tant que le père n’est pas retrouvé, il est supposé être vivant, ce qui protège les enfants…
Les relations entre les jeunes gens sont complexes, finement présentées avec leur part de mystère et ne sont décryptées qu’à la fin du roman. Aza est atteinte d’une phobie des microbes, une peur de l’infection qui engendre une panique mortifère ; ce sont des pensées obsessionnelles qui se déroulent en spirale et l’enferment. Des atteintes à son propre corps sont le seul moyen qu’elle ait trouvé pour y échapper mais
contribuent à l’y replonger. Pourtant, elle arrive à suivre les cours, à avoir une amie (celle-ci finira d'ailleurs par lui faire comprendre qu’elle doit sortir d’elle-même), un ami, un amour (difficilement) et à mener l’enquête (on pense au roman  Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit qui propose un autiste détective).
Avec un récit porté et habité par une narratrice qui se juge elle-même folle, ce livre milite implicitement, puis explicitement pour l’acceptation des personnes atteintes de maladies mentales et affirme qu’elles peuvent être soignées, même si c’est difficile, hasardeux et long ; il propose des adresses en fin de volume. La part autobiographique est ici assumée douloureusement ; l’intrigue policière est davantage un prétexte qu’un enjeu, ce qui ne veut pas dire qu’elle manquerait d’intérêt : sa résolution est et inattendue, comme les conséquences qui en découlent et les choix auxquels sont confrontés les adolescents, loin de toute mièvrerie.

Docteur Dolittle

Docteur Dolittle
Seymour Chwast, d’après Hugh Lofting
Traduit (Etats-Unis) par Lili Sztajn
Hélium, 2018

Images et voyages d’outre-temps

Par Anne-Marie Mercier

Le célèbre Dr. Dolittle, créé par Hugh Lofting pour ses enfants pendant la guerre de 14-18 (c’est une belle histoire, voir la page Wikipedia) a connu bien des aventures, depuis sa première publication en 1920 (onze volumes parus jusqu’en 1948) : le cinéma, les séries télévisées… en voici une nouvelle, la parution en BD, et quelle BD !  Seymour Chwast pastiche les bandes dessinées du début du XXe siècle, avec des inserts à la Benjamin Rabier, une narration sage et quelque peu redondante en cartouches, des couleurs pastel crayonnées. Ses animaux sont croqués à la diable, les humains sont grotesques à souhait et lebon docteur a la rondeur de son caractère.

Le Dr. Dolittle a la particularité de parler avec les animaux. Il sait ainsi les soigner et va pour cela jusqu’en Afrique, est mis en prison par le roi du pays des singes, s’évade, ramène un animal rare en Angleterre (le très cocasse Poussemi-poussemoi), est attaqué par des pirates, etc.

Il a quelque chose de Tintin (la dernière page évoque fortement Tintin au Congo) dans sa générosité tous azimuths, un peu de Bécassine dans sa naïveté. L’ensemble est très drôle, charmant. Il permettra aux petits français de se familiariser avec un héros très célèbre dans le monde anglophone.

Voir quelques planches

Björn, six histoires d’ours

Björn, six histoires d’ours
Delphine Perre
t
Les fourmis rouges, 2016

L’ours Björn a une boite aux lettres dans une souche d’arbre.

Un jour il reçoit un papier de couleur fluo qui lui apprend qu’il a gagné un canapé. Un camion (avec les lettres …EA en fin de nom d’enseigne) le livre et voilà : que faire d’un canapé quand on est un ours ? pris entre l’idée communément admise que c’est forcément « super d’avoir un canapé » et le bon sens, Björn hésite ; un oiseau le conseille, le bon sens l’emporte : le canapé sera installé dehors, pour tous et la tanière de Björn respirera enfin (et lui aussi), libérée de cette présence encombrante.

Un jour il reçoit un catalogue de vêtements pour les humains ; naît l’idée de faire un carnaval des animaux… déguisés en humains.

Souvent Björn ne fait rien. « Il ne se passe pas grand-chose dans la vie d’un ours. Mais il ne s’ennuie jamais ». Björn sait à merveille remplir une journée de petites choses et de… rien.

Björn a une amie, une petite fille qui va à l’école ; elle lui envoie un cadeau (une fourchette) : que faire du cadeau ? que lui envoyer en retour ? un caillou ? du miel ?

Le hibou a des idées, c’est lui qui décide ce que vont faire tous les animaux de la forêt certains jours (« on le laisse faire parce qu’on aime bien qu’il s’occupe de tout le monde. Et une fois par an, il décide que c’est la visite médicale »).

Un jour, Björn a décidé que c’est l’heure… l’heure de quoi ? Il y a quelque chose dans l’air, vous ne trouvez pas ?

Ces histoires qui n’en sont pas se déroulent pas à pas en prenant du temps (du « blanc » de la page, sauf qu’ici le fond est vert d’eau) avec des dessins à la plume représentant l’ours et ses amis, sans chichis, sans détail inutile, avec juste ce qu’il faut de décor et d’objets. La vie de Björn est aimable, comme lui et comme ses amis.
Petit chef-d’œuvre de simplicité et de profondeur.

L’Observatrice. 10 juillet 2005 : ébauche d’une démocratie

L’Observatrice. 10 juillet 2005 : ébauche d’une démocratie
Emmanuel Hamon, Damien Vidal

Rue de Sèvres, 2018

Une éducation sentimentale et politique

Par Anne-Marie Mercier

L’héroïne de cette BD, Mathilde, est titulaire d’un master en droit international, parle couramment russe et est toujours stagiaire à 27 ans. Elle galère aussi avec des petits boulots. Elle a l’opportunité de découvrir la vie des observateurs internationaux envoyés pour surveiller la tenue d’élections dans un pays qui accède tout juste à la démocratie, ici le Kirghizistan. Rencontres, diners, entrevues, hasards, lui font découvrir petit à petit que cette tâche apparemment exaltante n’est qu’une mascarade : la corruption est présente à tous les niveaux et ceux qui tentent d’améliorer la vie des gens simples sont bien seuls. Elle découvre surtout que ses tentatives pour faire quelque chose de son côté son non seulement dérisoires mais aussi plus que maladroites.

Le ton est sombre, les rapports entre les êtres âpres et complexes, le désenchantement total : l’héroïne, par qui nous voyons tout cela, grandit dans la douleur…

La narration est sobre, sans trop de commentaires et laisse le lecteur se faire une idée en même temps (ou presque) que Mathilde des mystères du lieu et de la gangrène qui le ronge : les plans tantôt larges tantôt resserrés nous font voir du pays et des gens, nous embraquent efficacement avec elle et le dessin sobre et tracé à grands traits, comme les aplats de couleurs, se met au service du sens. 

Une histoire très en retard

Une histoire très en retard
Marianna Coppo
Seuil jeunesse, 2018

Cinq personnages en quête d'histoire

Par Fanny Lignon

Au commencement, il n'y avait rien et la page était blanche. Puis, cinq personnages vaguement animaloïdes apparurent qui aussitôt s'interrogèrent sur la raison de leur présence dans cet univers-là. Après analyse de la situation, ils arrivèrent à la seule conclusion possible : nous sommes dans un livre, nous attendons une histoire, et cette histoire ne vient pas. Rien donc ne se passera jusqu'à ce que le lapin rose au cartable vert, resté seul sur la page de gauche pendant que les autres cogitent sur celle de droite, déclare tout de go qu'il est ennuyeux d'attendre et se mette à dessiner. De ses crayons naîtra, page après page, un arbre maison fabuleux qui, progressivement, grandira et se peuplera d'animaux venus d'ailleurs. L'album se terminera par un
heureux épilogue, le clan des questionneurs rejoignant ce petit monde joliment coloré et les histoires qu'il abrite.

Si Une histoire très en retard est a priori un album destiné aux enfants, il est très évident qu'il est également destiné aux adultes. Ses thématiques principales, le pouvoir de l'imagination, la création artistique et littéraire, sont traitées de façon à susciter l'intérêt des uns comme des autres. Les plus jeunes seront sensibles à l'histoire de ce dessin qui devient vivant, les plus âgés apprécieront aussi le discours sur l'art du récit. Les protagonistes inventés par Marianna Coppo font écho à ce double lectorat. Les agissements de l'enfant (le lapin) et des quatre adultes offrent matière à réflexion. L'un se tait quand les autres parlent, agit quand ils ne font rien, dessine quand ils raisonnent, crée quand ils attendent de voir une œuvre...

Mais ce qui fait le charme de cet album, au-delà de ses accents becketiens, c'est la multitude de détails que recèlent les images et leur humour. Sur l'arbre que dessine le lapin, on peut cueillir une banane, un citron, une orange, une pomme, une poire, deux cerises et une grappe de raisin ! Dans la pomme s'installera un ver, qui percera deux fenêtres puis s'en ira et mettra son logement en vente. Dans le nid, un oeuf rose à pois vert dont sortira un bel oiseau vert à pois roses. Dans la cabanne suspendue, une famille de pingouins emménage tandis qu'une licorne qui passe par là change de couleur à chaque page. Cet album en définitive ne raconte pas une histoire, mais des dizaines, dont la particularité est de ne se livrer qu'à celle ou celui qui fait l'effort de regarder attentivement les images.

Une Histoire très en retard est de ces albums qui se savourent. Il permet d'apprendre à regarder, à prendre le temps, à se poser
des questions. Il permet de rêver et de s'ouvrir à la complexité du monde et des idées. Pour moi, c'est l'un des plus beaux que j'aie jamais lus.

Le Livre du trésor

Le Livre du trésor
Brunetto Latini, Rébecca Dautremer
Trad. (français du XIIIe s.) de Gabriel Bianciotto
Grasset jeunesse (La collection), 2020

 Livre de merveilles

Par Anne-Marie Mercier

La collection de Grasset jeunesse qui réédite des textes classiques (voir les Histoires naturelles, Petit jardin de poésie, La Valse de Noël, Nicolas le philosophe, Les Comptines de ma mère l’oie, justement nommé « La collection », propose de belles surprises, notamment pour cette toute nouvelle année: Le Livre du trésor nous permet d’allier l’ancien et le moderne, avec des extraits d’un texte du XIIIe siècle, publié par Brunetto Latini, un florentin exilé en France, maitre de Dante, entre autres. La traduction en français moderne est due  à Gabriel Bianciotto, spécialiste de langue médiévale et elle est parfaite : pas de faux airs d’antique, un texte limpide et précis, avec quelques tournures simples qui lui donnent un air de science antique (comme « sachez que », « des gens disent que »…). Les illustrations sont de la toujours parfaite Rebecca Dautremer, qui a su jouer de la contrainte de « la collection » à merveille (une palette limitée à 4 couleurs).
Les merveilles sont aussi dans le cœur de l’ouvrage : merveilles du vivant (la fourmi, la baleine, le singe, le caméléon, le loup, la cigogne…) mais aussi de ce qui en faisait partie dans la pensée médiévale mais est aujourd’hui rangé dans le bestiaire fabuleux (la licorne,  le phénix, le dragon…). Saviez-vous que le phénix a le corps rose, que la licorne est dangereuse et a des pieds d’éléphant ? mais aussi que la baleine reste immobile assez longtemps pour qu’un banc de sable se forme autour d’elle et que des marins y accostent, croyant trouver une île de terre ferme ? Que les fourmis d’Éthiopie récoltent de l’or, et comment on peut arriver (par la ruse) à le leur subtiliser ?
On ne dira pas toutes les merveilles de ce livre, elles sont nombreuses et les dessins qui les prennent au pied de la lettre (comme on doit lire les textes) sont chacun une œuvre d’art à contempler.

Bonne année !

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Brunetto_Latini

 

https://data.bnf.fr/fr/12471626/gabriel_bianciotto/