Combien de temps ?

Combien de temps ?
Carine Prache
Seuil jeunesse, 2025

Initiation à la relativité

Par Anne-Marie Mercier

Bien que l’album s’ouvre sur une vision du cosmos, ce qui pourrait être une figure imparfaite de l’éternité, il nous dit que tout change et que tout passe (comme les planètes et les galaxies elles-mêmes) : la lune ne reste pleine qu’une nuit, un nuage change en quelques minutes, un éclair luit en une fraction de seconde, alors que les montagnes s’érodent lentement.
La durée de vie des plantes et des animaux, que l’on a vue dans un grand album récent intitulé Une si longue vie, de Giulia Vetri (La Partie), varie : la praire d’Islande et le ginkgo durent des centaines d’années, d’autres ont une vie éphémère. Le temps se mesure aussi avec celui qu’il faut pour construire un nid, pour naitre, ou pour apprendre à marcher, avec de grandes variations selon les espèces (une heure et demi pour un poulain). Le livre se clôt sur les petits instants essentiels à la vie, le temps d’un souffle ou d’un battement de cœur.
Les illustrations faites aux crayons de couleur donnent de l’épaisseur à cette durée : le temps de remplir la page, pour ne pas laisser de blanc entre ces teintes chaudes et éclatantes et pour donner de l’épaisseur aux formes. On voyage dans le temps et dans l’espace, de prairie en forêt, de lac en montagne, et la vie est partout, chaleureuse et douce.

 

Une si longue vie

Compte sur moi

Compte sur moi
Miguel Tanco
Grasset jeunesse, 2025

Folle des maths

Par Anne-Marie Mercier

Une petite fille cherche sa vocation : elle voit les membres de sa famille passionnés, l’un par la peinture, l’autre par l’entomologie, un autre par la musique, et ses camarades de classe qui vont avec enthousiasme d’une « activité » à l’autre, mais elle ne se sent attirée par rien, sauf… les maths.
Elle les voit dans les structures de jeux du square, dans les ricochets sur l’eau, en faisant la cuisine, en visitant un musée de peinture… Elle nous montre que les maths sont partout. Les illustrations montrant cette fillette dans un décor simple et des activités quotidiennes rendront sans doute ces maths plus accessibles et désirables. L’album est avant tout pédagogique, mais a un certain charme grâce à elles.
Les pages finales récapitulent, dessins à l’appui, ce que sont les fractales dans la nature, les polygones dans les objets du quotidien, les formes, les trajectoires, les ensembles…
Et, bonus, il y a un QR code qui permet d’accéder à des propositions d’activités !

C’est l’occasion de rappeler le projet Myth et maths qui propose d’ »Explorer les maths autrement : ressentir, imaginer et partager pour mieux comprendre », notamment en s’aidant des contes.

Miguel Tanco avait publié chez le même éditeur un ouvrage intitulé « L’ Étincelle en moi » présentant la physique avec le même principe.

Le Pouvoir, c’est moi !

Le Pouvoir, c’est moi !
Caroloine Stevan – Elīna Brasliņa
Helvetiq 2025

Dictateurs, présidents, rois et autres leaders

Par Michel Driol

Les éditions Helvetiq proposent ici un riche documentaire consacré aux formes de pouvoir, à l’heure, signale l’introduction, où les démocraties actuelles paraissent plus fragiles que jamais. Un premier chapitre, plus philosophique, s’interroge sur la naissance du pouvoir, convoquant aussi bien Aristote qu’Hobbes ou La Boétie. Un second chapitre, plus historique et géographique, explore différentes formes de pouvoir, de la préhistoire à nos jours, passant par les seigneurs du moyen âge ou le consensus iroquois. Ce chapitre fait voyager dans le temps, mais aussi dans l’espace. Le troisième chapitre expose quelques monographies de dirigeants, d’Alexandre le Grand à Kim Jung-Un, en passant par la présidente de la confédération helvétique Ruth Dreifuss ou le pape François. Le chapitre quatre développe les ingrédients d’une dictature, tandis que la chapitre cinq se demande si la démocratie est le meilleur système, en dépit de ses imperfections. Quant au chapitre six, il se demande si un monde sans chef est possible, entre anarchisme et utopies à la surface du globe.  Des annexes enfin proposent des jeux et une bibliographie fournie, tant pour les enfants que pour les adultes.

Soulignons d’abord la clarté et la qualité de l’écriture, sa précision et son adaptation parfaite au public visé, pour l’essentiel des collégiens à qui ce documentaire fournit une véritable initiation à certains concepts politiques : pouvoir, dictature, fascisme, autoritarisme, démocratie, oligarchie. Il s’agit moins de convaincre le lecteur que de lui fournir des outils pour penser le monde par lui-même, le conduisant à s’interroger sur ses convictions, ses préférences, la meilleure organisation sociale selon lui. Soulignons ensuite la volonté de décentrement de l’ouvrage. Il s’agit de chercher partout dans le monde des modèles, tant positifs que négatifs, d’organisation sociale. C’est ainsi que des figures féminines peu connues sont mises en évidence, comme Nzinga en Afrique au XVIIème siècle, ou la présidente de la confédération helvétique. Mais ce sont aussi des formes d’organisation à l’échelle d’un village, d’un petit groupe, des façons d’atteindre un consensus qui font que l’on échappe à ce qui est trop souvent centré sur l’Europe et à la filiation entre la démocratie grecque, le siècle des Lumières, et notre démocratie come modèles indépassables. L’intérêt de l’ouvrage est aussi bien de montrer que les dictatures sont présentes sur tous les continents, mais que d’autres formes de pouvoir, plus démocratiques, y sont aussi présentes. Signalons enfin l’actualité de ce livre, qui aborde les figures de Trump, ou de l’oligarchie russe. Il s’agit bien de permettre de penser le présent dans sa complexité.

Les illustrations (pas de photos), les frises chronologiques, l’explication des mots difficiles en bas de page sont autant d’éléments qui rendent l’ouvrage accessible à tous. Quant à l’écriture, inclusive, elle attire aussi l’attention sur la place des femmes dans nos sociétés : s’il n’y a pas de femme dictatrice, il y a des figures féminines positives évoquées, mais aussi toute une réflexion sur ce pouvoir que représente le patriarcat.

Un ouvrage qui propose des éléments de philosophie politique à destination des adolescents, afin de les aider à mieux comprendre, par eux-mêmes, la société dans laquelle ils vivent, et les préparer à devenir des citoyens éclairés.

Si j’étais une plante

Si j’étais une plante
Gaia Stella
Grasset jeunesse, 2025

… je serais un arbre

Par Anne-Marie Mercier

Ce joli album documentaire propose de voir la plante en se mettant à sa place. Mais tout d’abord il faut choisir celle qui sera le support de l’imagination : cactus, tulipe, pissenlit, plante carnivore ?
Ce sera un chêne. Mais cela n’empêche pas de traiter de toutes les plantes, avec leurs points communs (comment elles se nourrissent, par exemple – certaines uniquement de lumière et d’eau, d’autres d’insectes…), comment elles communiquent entre elles et même «entendent» l’eau.
On voit la démonstration de l’utilité des plantes, leur diversité, leur nombre. A cela s’ajoute le caractère indispensable des insectes pollinisateurs et des oiseaux pour la dispersion des graines. La leçon est légère, illustrée par des dessins schématiques et des dialogues souvent comiques portés par toute sortes de bestioles.

 

 

 

Une si longue vie

Une si longue vie
Giulia Vetri
La Partie, 2025

Un an, c’est…

Par Anne-Marie Mercier

Pour les enfants qui aiment les records, les échelles de grandeur et comprendre ce qu’est le temps et notamment la durée de la vie (plus délicat), cet album documentaire est parfait, progressant pas à pas sur ces questions.
Un an, c’est… quatre vies de moustique, 2 vies d’éphémère, une vie de demoiselle géante des forêts… 3 ans pour une hirondelle, 7 pour un écureuil roux, 10 pour la mésange, 12 pour une poule, 15 pour un chien, 20 pour un paon, 30 pour un ours polaire ou un cheval… jusqu’à plus de 1000 ans (un pin, un corail) et même l’éternité avec l’exemple de la méduse immortelle qui « sous l’effet du stress, peut inverser son cycle de vie et rajeunir en repassant au stade du polype ». Chaque page représente plusieurs animaux sur fond blanc ou coloré, comme dans une encyclopédie.
Discrètement, des humains passent au milieu de tous ces animaux : une enfant a 3 ans et va à l’école, une femme à 30 ans fait du sprint et de l’endurance, un autre à 70 ans peut apprendre une autre langue. Une autre nage à 100 ans alors que la moyenne d’âge des femmes est de 83 ans…
La simplicité n’empêche pas la rigueur scientifique : une première page indique les partis-pris pour le calcul de la durée de vie (espérance de vie, paramètres…), les choix de représentation pour les animaux (femelles à l’état sauvage) et en fin d’album quelques notions sont éclaircies (prédation, genre et reproduction, sauvage vs civilisé…). Instructif et beau.

Tout feu tout flamme

Tout feu tout flamme
Julia Chausson
À pas de loups, 2025

Déclarations d’amour en métiers

Par Anne-Marie Mercier

Ce grand album apparait comme une sorte de livre d’artiste dans lequel l’autrice des images se serait donné toute latitude, autant sur le plan du graphisme que de la mise en couleurs. Les images en pleine page, imprimées avec la technique de la gravure sur bois, sont splendides. Elles proposent une grande variété de couleurs, où les teintes des fonds contrastent avec celles qui donnent forme aux personnages.
Ceux-ci, représentés de façon stylisée représentent différents métiers : pompier, facteur, jongleur, footballeur, professeur, marchand de glaces, auxiliaire de vie, coiffeur, guide touristique… On peut remarquer que de nombreux métiers sont portés de manière non conventionnelle par des femmes (présidente, footballeuse, grutière, etc.) et d’autres par des hommes (puériculteur, accompagnant).
Le propos dépasse le simple but de faire un catalogue de métiers : chaque image est accompagnée d’une phrase en forme de déclaration d’amour : « tu me rends flou (pour l’opticienne), « j’écoute les battements de ton cœur » (pour le médecin), « tu m’as pris dans tes filets » (pour le pêcheur)…
Livre pour amoureux, catalogue d’expressions lexicalisées, belles images à contempler, il peut séduire plusieurs publics.
Voir le site de l’autrice, qui a illustré la collection des « petits chaussons » chez Rue du monde, pour de plus jeunes lecteurs.

 

 

 

 

C’est mon corps

C’est mon corps
Mai Lan Chapiron

De la Martinière Jeunesse, 2025

Tu es le chef de ton corps

Par Lidia Filippini

Une première mouture de C’est mon corps, publiée en 2024 s’adressait aux tout-petits, à partir de trois ans. Mai Lan Chapiron propose ici une version enrichie destinée aux enfants de six ans et plus (qui pourra paraître un peu simpliste après huit ans selon nous). Elle y aborde avec une certaine dose d’humour les questions liées à l’intimité.
Le lecteur apprend à repérer ses parties intimes, à les nommer, mais aussi à les protéger. Une grande partie de l’album, en effet, est consacrée au consentement. À droite, une question se décline sur un fond coloré : « Est-ce que ta sœur, ton frère / tes parents / les adultes de l’école… ont le droit de toucher tes parties intimes ? », suivie de sa réponse, en lettres capitales blanches bordées de noir : « NON ! ». Tandis qu’à gauche, une illustration, colorée et légère, dédramatise quelque peu le propos de la page de texte. Cette formule, qui revient comme un leitmotiv, donne encore plus de force au message. L’autrice en profite pour glisser délicatement quelques précisions : personne ne peut toucher les parties intimes d’un enfant, pas même en échange d’un cadeau, pas même quand il lui fait des chatouilles, ni avec ses mains, ni avec aucun objet.
Une petite chouette ajoute, avec humour, son grain de sel. Ses remarques amusantes permettent, elles aussi, de mettre un peu de distance entre le jeune lecteur et les thèmes graves abordés.
Plus loin dans l’album, une double-page tranche par son « OUI ! ». Le lecteur y découvre qu’une seule personne a le droit de toucher ses parties intimes : lui-même, et que ce n’est pas interdit.
Enfin, dans cette version destinée aux plus grands, quatre pages permettent d’aller plus loin. L’autrice y détaille les quelques cas où un adulte a le droit de toucher les parties intimes d’un enfant (le bas-âge, le handicap, la maladie). Elle donne également des conseils aux victimes d’attouchements sexuels ou d’inceste : parler à un adulte de confiance, appeler le numéro d’Enfance en danger.
L’autrice, Mai Lan Chapiron est également chanteuse de rap, costumière et créatrice de mode. Victime d’inceste à l’âge de sept ans, elle collabore aujourd’hui avec plusieurs associations d’aide aux enfants. Son premier album jeunesse, Le Loup, a reçu le label « Pacte pour l’enfance« , décerné par le Ministère des Solidarité et de la Santé. Elle intervient dans des écoles, des colonies ou des centres aérés dans le cadre de la prévention contre les violences sexuelles. Avec, C’est mon corps, elle donne aux jeunes lecteurs un outil clair qui détaille précisément ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, encourageant les jeunes victimes à demander de l’aide. En famille, cet album pourra permettre d’engager une discussion avec son enfant. Il peut aussi être utilisé en classe (au CP ou au CE1) puisqu’il permet d’aborder les points mentionnés dans les nouveaux programmes d’éducation à la vie affective et relationnelle pour ces classes : « Nommer les parties intimes avec le vocabulaire scientifique précis » et « Savoir protéger son intimité ».

Tous des patates. Apprends à dessiner trois millions d’animaux à partir d’une simple patate

Tous des patates. Apprends à dessiner trois millions d’animaux à partir d’une simple patate
Mathias Friman

Seuil Jeunesse, 2025

Patates pour tous

Par Lidia Filippini

Mathias Friman part d’un constat simple : tous les animaux peuvent être dessinés à partir de l’esquisse d’une simple patate (mais pas le tubercule, précise-t-il, plutôt une forme ovoïdale qui peut être plus ou moins grande et plus ou moins allongée). Cette patate constitue le corps. Reste ensuite à ajouter une tête (une petite patate) et un cou pour maintenir ensemble les deux éléments, puis des pattes, une queue et, parfois, un bec, des cornes, des ailes ou des nageoires. Avec cette technique, l’auteur propose une cinquantaine de modèles et leurs déclinaisons qui permettent au final de dessiner facilement tous les animaux du monde.
Tous des patates pourrait n’être qu’un simple manuel de dessin mais Mathias Friman en profite pour entraîner ses lecteurs vers la découverte de la classification des espèces animales, insistant sur les spécificités de chacune d’elles de manière simple et très claire (« Pour résumer : de l’eau + des branchies + des nageoires = un poisson »). Le livre suit le tableau de « Classification simplifiée des patates » qui apparaît en fin d’ouvrage et constitue une sorte de sommaire. On y trouve cinq grands groupes d’animaux : les vertébrés, les mollusques, les cnidaires, les arthropodes et les annélides (qui ne sont pas des patates, mais des saucisses) avec leurs principales subdivisions. D’un point de vue scientifique, cette classification est quelque peu contestable, notamment parce qu’elle omet le groupe des échinodermes (étoiles de mer, oursins entre autres) qui est important puisque, porteurs d’un squelette interne, ces animaux sont considérés comme proches des vertébrés. Cette absence ne s’explique pas et semble peu justifiable dans un livre que la quatrième de couverture présente comme « un manuel zoologique ».
Quelques approximations scientifiques, donc, qu’il faut garder en tête, mais cela ne nous a pas empêchée de prendre beaucoup de plaisir à lire cet album-documentaire-manuel original. Les illustrations sont drôles et colorées. Elles donnent envie de tenter la méthode des patates et il faut bien dire que celle-ci s’avère particulièrement bien pensée pour dessiner toutes sortes d’animaux.

 

Ma Peau

Ma Peau, le monde autour de moi
Cécile Roumiguière, Marion Duval
Seuil jeunesse, 2025

Tout un monde par la peau

Par Anne-Marie Mercier

Si l’on trouve de nombreux livres à toucher, proposant aux enfants des expériences tactiles avec des matières et des textures différentes, on songe rarement à leur faire verbaliser ce que le sens du toucher leur donne au quotidien : toucher son corps et le découvrir aussi par le langage en nommant ses différentes parties, sentir le chaud, l’humide, le poisseux, le froid, le rugueux, le lisse, le piquant. Ces expériences se font à travers toute sorte de situations quotidiennes : le bain, le coucher, la tartine, le pull qui gratte… et enfin les délices de l’automne (les bogues qui piquent) et de l’hiver.
Le duo d’autrice- illustratrice parcourt les cinq sens avec des petits albums carrés et cartonnés, parfaits pour les tout-petits, aux images simples, lisibles, et colorées tout en douceur pastel. Déjà paru : Mes yeux.

Les Secrets du cerveau

Les Secrets du cerveau
Helena Harastova et Dita Vopradova

Albatros, 2025

Mémoire et imagination

Par Lidia Filippini

Voici un album documentaire aux illustrations colorées et amusantes qui a pour ambition d’expliquer le fonctionnement du cerveau.
La première partie, intitulée « La mémoire », aborde la manière dont les informations sont stockées dans le cerveau. On y trouve des explications précises sur les diverses régions cérébrales et sur leur rôle dans la création des souvenirs. L’autrice s’intéresse également aux différents types de mémoire (à court, moyen ou long terme) et aux liens entre âge et mémoire.
La deuxième partie paraît plus confuse. Le texte se perd dans un fouillis d’images – souvent drôles d’ailleurs, mais qui nuisent à la clarté de l’ensemble. Les notions d’imagination, de pensée et de créativité semblent se mélanger. Les trois termes sont utilisés comme des synonymes, ce qui rend la compréhension difficile et conduit parfois à des approximations (les pensées intrusives, la mythomanie et la synesthésie seraient des dysfonctionnements de l’imagination). Le chapitre intitulé « l’imagination dans la science » m’a laissée un peu perplexe. On y apprend en effet qu’Isaac Newton, qui était « bien trop intelligent pour laisser la place au hasard […] a étudié l’attraction en détail (et grâce à son imagination) avant de définir cette loi. » Je n’ai pas tout compris…
L’album se termine par des « Questions de compréhension de lecture » parfois déconcertantes. Par exemple, la réponse à la question : « Peux-tu citer trois manières de te servir de ton imagination au quotidien ? » est « Quand tu as peur, quand tu prends une décision, quand tu dois planifier et préparer quelque chose. » Ici encore, le terme « imagination » ne me semble pas approprié.
Encore plus gênant, une biographie succincte de l’autrice nous apprend qu’elle n’est « ni psychologue, ni neuroscientifique » mais qu’elle « puise l’inspiration pour ses livres en observant » ses enfants. Une démarche empirique, certes, mais bien peu scientifique. Dommage car ce documentaire avait plutôt bien commencé avec une première partie intéressante et bien construite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mots-clés :