Dessus dessous. Les animaux

Dessus dessous. Les animaux
Anne-Sophie Baumann, Clémence Dupont
Seuil, 2017

Leçon de « choses »

Par Anne-Marie Mercier

Qu’y a-t-il sous la peau des animaux ?
Des organes vitaux, un appareil digestif, un appareil reproducteur, des curiosités…
Ce qu’une petite encyclopédie pourrait expliquer en quelques pages, cet album le montre en une seule : de grands rabats et de petits « flaps » découvrent le dessous des choses et l’on voit, en parcourant le dessus et le dessous de chaque page à la fois un animal dans un paysage et les détails cachés avec des explications : la poule (qui a trois paupières), l’escargot (qui pond ses œufs par le cou), la vache (qui ne distingue pas le rouge), le serpent et le requin… ils n’ont alors plus de secrets pour nous !

Bonjour, les vaches!

Bonjour, les vaches!
Yuichi Kasano

L’école des loisirs, 2013

Vachement bien!

Dites-le… Vous pensez que les vaches ont l’œil bovin sont bébêtes et lymphatiques… Détrompez-vous! Elles ont tout compris…

Les six vaches de monsieur Hinoda, croquées par Yuichi Kasano, ont la chance d’être élevées dans une petite ferme japonaise, en liberté, où elles ruminent sans rancune…

Dans cet album, les illustrations sont nettes et épurées et s’harmonisent parfaitement aux couleurs contrastées. Le tout transcrit un univers serein et une ambiance calme, à contre courant de notre société, pressée et surproductive. Nos bovidés prennent le temps de vivre, joyeusement, simplement comme un pied de nez à ceux qui les méprisent…

Lily Myosotis

Lily Myosotis
Nathalie Mussari, Nathalie Goussé

Coprin, 2010

 Noyade dans le bleu

par Christine Moulin

nathalie mussari,nathalie moussé,coprin,vache,bleu,identité,atelier philo,christine moulinLily est une vache. Pas bleue. Et c’est là tout son drame car le bleu lui rappelle sa Bretagne natale. Heureusement, un elfe va venir à son secours, s’inspirant vaguement des leçons de Pélagie la sorcière qui passait son temps à perdre son chat noir dans sa maison noire.

Bien sûr, on peut voir le message : il faut se débarrasser de la nostalgie de l’enfance et cesser de vouloir s’incorporer ce que l’on aime pour devenir soi-même (cela dit, Lily va quand même passer sa vie en noir et blanc, comme les copines qui l’ennuient tellement au début de l’histoire).

Justement, on peut voir LE message. Pas beaucoup de jeu dans cet album. La voie, pour Lily, comme pour le lecteur est toute tracée. Les illustrations ne viennent guère à la rescousse, lourdes, redondantes, envahies par les gros plans.

Cela dit, peut-être ce récit peut-il provoquer des discussions dans les cercles philo de maternelle : doit-on ressembler à ce qu’on aime ?