Le processus

Le processus
Catherine Verlaguet
Editions du Rouergue, 2021

Deux pilules dans ma main

Par Christine Moulin

Des livres qui ont un thème « sociétal » comme il est de bon ton de dire maintenant, on peut tout craindre. Un roman qui traite de l’avortement d’une adolescente de 15 ans peut donc susciter a priori la méfiance. Mais il faut le dire, le titre est déjà un bon point: pourquoi Le processus? Le format est un autre atout: court, le récit démarre sec et reste efficace, centré sur l’essentiel. Centré sur l’essentiel qui n’est pas forcément ce qu’on croit: bien sûr, le choix que doit faire l’héroïne, Claire, est au cœur de l’histoire. Mais pas seulement: tout ce qui est attaché à cette décision et la rend complexe, effrayante, tout ce qui en fait une forme d’initiation, a sa place dans ces quelques pages, sans pour autant donner l’impression de fourre-tout ou de superficialité: la découverte de la force du désir,  la spécificité des amours adolescentes, les difficultés de communication dans un couple quand le corps de l’une est en jeu, sans que l’autre puisse réellement la comprendre, la déception devant la lâcheté de celui qu’on croyait aimer, la nécessité de se défendre contre les adultes qui se veulent trop protecteurs et qui ne sont pas toujours à la hauteur, l’obligation de grandir plus vite qu’on ne voudrait. L’efficacité est encore renforcée par le parti pris d’insérer les dialogues comme des répliques de théâtre, qui claquent, évitant les incises lentes et convenues. Enfin, bien sûr, c’est la personnalité de Claire qui fait de la lecture de ce bref roman un moment dont on se souvient: intelligente, sensible, elle se cherche, souffre, résiste, trouve sa voie et affirme sa liberté. Sans mièvrerie, sans que rien ne paraisse caricatural, elle propose une vision attachante et encourageante des jeunes filles d’aujourd’hui.

L’attaque des cubes

L’attaque des cubes
Marine Carteron
Rouergue, 2018

Antoine le geek

Par Christine Moulin

A moins que vous ne soyez un fan de Minecraft, ce n’est sans doute pas l’intrigue de ce roman qui peut vous séduire: deux collégiens, Antoine et Vénus vont être entraînés dans une histoire rocambolesque où, pour faire court, ils pénètrent au cœur du jeu video Minecraft pour sauver leur famille, leur ville et le monde et les empêcher d’être zombifiés par le Grand Méchant. Le train-train, quoi.
Ce qui peut paraître plus intéressant, en revanche, ce sont les personnages: Antoine, le narrateur, « maxi-trouillard », mauvais élève qui cache ses failles et ses fêlures (en particulier l’absence de sa mère, sa solitude quotidienne) sous une gouaille réjouissante; Vénus, la copine énergique qui, elle, est la meilleure de la classe; Adem qui, à la différence des deux autres enfants, n’habite pas un « appartement microscopique » en haut d’une tour mais une maison avec une piscine « où on n’a pas pied ». C’est bien la description réaliste de ces trois ados qui peut le mieux retenir le lecteur, grâce, notamment aux allusions qui sont faites aux films et aux séries qu’ils regardent. La culture « geek » est à l’honneur!
Les tribulations de ces trois héros sont racontées le plus souvent avec humour et le texte est agrémenté d’effets typographiques attrayants. Bref, l’ensemble peut plaire à des lecteurs assez jeunes et qui sait? attirer les « gamers »!

Lia

Lia Daniela Tieni Rouergue, 2018

Etre ou ne pas être

Par Christine Moulin

Lia est une fraise, solidement amarrée au centre de la couverture comme de la première page. Mais elle rêve à ce qu’elle pourrait être si elle n’était pas ce qu’elle est: défilent alors toutes sortes de fruits dont elle pourrait adopter l’identité. Finalement, elle se perd et se laisse gagner par la panique mais heureusement sa maman est là pour lui rappeler en la berçant de tout son amour: « Tu es libre de devenir qui tu veux, tu seras toujours merveilleuse, sous n’importe quelle forme. Mais n’oublie pas qui tu es, il faut croire en toi. » Les désirs de Lia sont ceux de bien des enfants, contradictoires et surprenants: s’amuser, avoir l’air forte, être toute petite, etc. Les raisons qu’elle trouve pour, finalement, refuser d’être autre chose qu’elle-même sont également bien trouvées et dessinent, en creux, une personnalité, des choix de vie (Lia ne veut blesser personne, veut pouvoir bouger, etc.). La leçon finale, quoique peut-être un peu trop « assénée », est salutaire. Les illustrations,  apparemment simples, laissent la place à deux oiseaux (une mère et sa fille?) qui animent malicieusement le propos de l’auteur. L’ensemble est sobre mais peut amener de jeunes enfants à un début de réflexion sur les choix existentiels.

Grizzli et moi

Grizzli et moi
Alex Cousseau
Editions du Rouergue, 2017

Un pays traversé par des courants d’air qui ronronnent

Par Christine Moulin

Dans la série des narrateurs originaux, Alex Cousseau a choisi de faire parler une chaussette, isolée (il suffit d’avoir fait quelques lessives pour comprendre…), du nom de Dorothée qui, en courts chapitres indépendants, raconte la vie de son grand ami chat, Grizzli: « […] à l’heure qu’il est, j’ai mieux à faire que raconter ma vie de chaussette. Grizzli, mon ami, je te rappelle que ce livre est à ta gloire! ».

On découvre alors qu’Alex Cousseau est un fin connaisseur des chats (et des chaussettes, sans doute, mais les éléments nous manquent pour l’affirmer), quand, par exemple, il nous indique que si le chat rapporte des mulots aux humains, c’est parce qu’il les trouve bien piètres chasseurs; quand il décrit la passion de Grizzli pour le thon : « La boîte glisse sur le carrelage, le chat suit derrière, le museau dedans, cela peut durer longtemps. »; quand il déclare: « […] Grizzli ne boit jamais dans le bol qu’on lui a réservé près du frigo. Pourquoi? Parce que l’eau y est trop propre. »; quand il nous révèle les fantasmes héroïques du félin aux prises avec une feuille morte…

L’humour de l’auteur fait merveille : souvent, il côtoie l’absurde (par exemple, quand le lecteur est amené à imaginer un instant la visite d’un appareil à raclette blessé  chez le vétérinaire!) et construit des raisonnements imparables et loufoques, mais il n’est jamais aussi délicieux que dans les moments où il se fait tendrement réaliste pour évoquer toutes les attitudes que reconnaîtront les amoureux des chats, petits ou grands.

Le dernier chapitre, très joli, laisse craindre qu’il ne soit arrivé quelque chose à Grizzli mais rien n’est sûr, n’est-ce pas ?

PS: si vous avez une vieille cafetière avec « une anse plus ou moins large à l’arrière, un bec verseur plus ou moins allongé à l’avant, et un couvercle bombé sur le dessus » dont vous ne vous servez plus, envoyez-la aux éditions du Rouergue !

La femme à barbapapa

La femme à barbapapa
Renaud Perrin
Rouergue, 2014

En piste, messieurs, mesdames!

par Christine Moulin

barbapapa1-480x640Cet album ne fait pas dans le « joli »: les illustrations, fondées sur les trois couleurs primaires, sont un peu « rugueuses » (le trait est celui de la linogravure, parfois les couleurs « dépassent », comme diraient les mômes). Mais il suffit d’entrer dans l’ouvrage pour se laisser prendre par son entrée en matière pyrotechnique. Dès le départ, nous sommes prévenus: ce que nous tenons entre les mains, c’est, ni plus ni moins, le livre de la destinée de Rosa, vendeuse de barbapapa, livre dont une voyante tourne les pages, sans rien révéler, bien sûr. Cette mise en abyme initiale se complique d’un jeu de miroirs aussi redoutable que les labyrinthes des fêtes foraines, dont l’atmosphère à la fois joyeuse et légèrement inquiétante imprègne toute l’histoire: multiples sens du mot « clef », double sens du mot « numéro », refrain du perroquet Okay (!), qui se reflète dans la boule de cristal de la voyante et répète deux fois le mots « doouble, dooouble », C’est ce volatile qui accompagnera notre lecture de ses interventions agaçantes et signifiantes.
Rosa rencontre donc Barbe Bleue, le mécano, et s’installe avec lui. En accéléré, le couple vit ce que vivent bien des couples: l’émerveillement, la lassitude, la rupture, les regrets. Mais heureusement, une petite fille veille et guide Barbe Bleue, qui retrouve Rosa, si bien que tout se termine sur le grand huit (à quatre…).
Nous avons donc affaire à une sorte de conte moderne et vieillot à la fois (la voiture de Rosa est une Ami 6, c’est dire!), joyeux et amer parfois, mais toujours riche en jeux de mots (à commencer par celui du titre) et de clins d’oeil (les hommes sandwichs s’appellent Moutarde et Mayo!…; les numéros des pages, à la manière des codes-barres de Ponti, font partie intégrante de l’illustration et de l’histoire: ils sont à l’envers quand les deux héros tombent amoureux, par exemple; quand Rosa disparaît, telle Alice, dans une porte dérobée, ils signalent la page où le couple sera de nouveau réuni, etc.). Sans doute cet album plaira-t-il aux adultes mais peut-être peut-il amuser les enfants. Comme le cirque, comme les fêtes foraines.

demanderl’impossible.com

demanderl’impossible.com
Irène Cohen-Janca

Rouergue, 2012

Révolutions muettes

Par Matthieu Freyheit

demanderl’impossible.comMuettes, comme les nombreux silences qui tissent ce roman nourri de non-dits et de dialogues en creux. Voilà un livre plutôt subtil qui mérite de s’y arrêter et de passer un premier malaise : car c’est bien un malaise, et non de l’ennui. Mais cela, il faut le découvrir, comme on découvre peu à peu tout ce qui, dans la vie d’Antonin, va de travers.

Antonin a quelque chose du loser : c’est en ces termes en tout cas qu’il se présente au lecteur. Loser, il n’a cependant que le sentiment de l’être. En réalité, c’est un adolescent comme les autres, et c’est peut-être ce qui pose problème. Car Antonin se réfère parfois malgré lui aux idées de son oncle Max, celles de mai 68. Là, ça y est, vous avez compris le titre. Mai 68 ? Il était temps, c’est vrai, qu’on roman intelligent y revienne. Car mai 68, il y a ceux qui l’ont vécu, et il y a les autres. Entre les deux, un fossé, un on-ne-sait-quoi d’inexplicable. Et pourtant, c’est bien mai 68 qui, de ses relents libertaires, gangrène l’existence d’Antonin et celle de sa famille. Ce qui ne va pas ? Mai 68, qui fait penser à Antonin qu’il n’est peut-être pas à la hauteur. Et la grande révolution étudiante de donner naissance à de muettes révolutions familiales, et personnelles.

Au départ, rien que de très normal. Antonin va au lycée. Il sort avec Léa. Se sépare de Léa. Sa sœur, parfaite (ou presque), est la première à introduire le bouleversement dans la famille. Sa mère, parfaite (ou presque, bis), nie le réel jusqu’à ce qu’il s’impose violemment à elle. Son père… RAS. Et sur le trottoir en face de la maison, ce sans abri qui s’est installé et qui intrigue tant Antonin. Antonin qui, dans une belle sensibilité, comprend et nous fait comprendre les maux et les silences, et qui devant l’écran de son ordinateur jouit d’autres formes de révolutions : sur le web, l’existence fait jour, le rêve se poursuit, et le réel des sentiments s’impose bien plus que dans un quotidien désespérément tacite. Il faut en passer par là pour que les mots surgissent, et que la vie reprenne ses droits. Pour que l’anorexie de sa sœur soit enfin chose dite, et que la tristesse de sa mère soit chose du passé. Pour balayer l’ombre de mai 68, et bâtir des rêves nouveaux.

Manquer la joie, c’est manquer tout, écrit Stevenson. C’est le fond du discours délicatement mené par Irène Cohen-Janca, qui derrière quelques lieux communs parvient à tisser une trame d’une belle finesse. Et de rappeler que si l’on nous parle sans cesse de révolutions technologiques, notre temps connaît aussi des révolutions de sensibilité, plus discrètes mais peut-être plus profondes.

Les sauvageons

Les sauvageons     
Ahmed Kalouaz
Rouergue  Doado  2013

 Bagnes pour enfants

Par Maryse Vuillermet

 

 

 

les sauvageons imageAhmed Kalouaz nous raconte l’histoire des enfants bagnards à la fin du siècle dernier en France. Pour trois fois rien, un chapardage, un vol, un vagabondage, on enfermait les enfants dans des colonies pénitentiaires. C’est le cas d’Hippolyte, orphelin de père et maltraité par son oncle,  qui a suivi un colporteur  beau parleur et sulfureux et qui, arrêté en sa compagnie,  se retrouvera  à Boussaroque, une ferme-prison  en pleine forêt. Là,  les enfants travaillent du matin au soir, mangent à peine, ont froid, faim et parfois meurent d’épuisement.

Le héros ne rêve que de s’enfuir,  comme son ami Giuseppe, déjà aguerri, qui fugue chaque été et qui finira mort au pied d’une falaise. Mais il hésite car il protège Julien, un enfant rencontré au dépôt et il a la confiance d’Albert,  le palefrenier, un des rares adultes à avoir conservé un peu d’humanité,   qui lui apprend son métier. Il voudrait retrouver sa mère,  voir la mer, vivre enfin.

Nous le suivons dan pendant deux ans de captivité et  deux fugues, une avec Giuseppe et Julien, une  autre, seul.  Les fermiers des environs sont leurs ennemis, car,  s’ils  les attrapent et les ramènent à la colonie , ils touchent une prime.

Kalouaz raconte assez sobrement  mais avec justesse et énergie, cet enfer, le rêve de ces jeunes, les quelques instants d’enfance qu’ils volent, leurs amitiés,  leurs espoirs.

Marie Rouanet avait raconté cette histoire vraie dans Les enfants du bagne en 94 chez Payot, mais ici, nous la vivons du point de vue d’un enfant,  et c’est très émouvant.

Le jour du slip, Je porte la culotte

Je porte la culotte / Le jour du slip
Thomas Gornet / Anne Percin
Le Rouergue, Boomerang, 2013

A pile ou face…

Par Caroline Scandale

La collection Boomerang porte bien son nom.  A l’image de l’arme aborigène, le livre doit être retourné pour être lu en entier et chacun des romans qui la composent peut se parcourir dans les deux sens, de façon indépendante et complémentaire. Les deux histoires se rejoignent au centre du livre et reposent sur deux points de vue qui s’inversent lorsque l’on retourne l’objet livre. Ainsi le jeune lecteur est acteur du renversement magique de la réalité…

Dans Le jour du slip/Je porte la culotte, Anne Percin et Thomas Gornet croisent leur plume pour se glisser dans la peau d’un personnage du sexe opposé. Grâce à eux nous investissons tour à tour le cerveau de Corinne qui se réveille un matin dans le corps de Corentin et celui de Corentin qui se réveille dans le corps de Corinne. Les deux points de vue croisés mettent en exergue le décalage entre l’identité de genre et les attentes ultra stéréotypées de la société (de la maîtresse, de la classe…) en fonction du sexe. 

Cet ouvrage est très intéressant tant sur la forme que sur le fond. Son titre efficace et un brin provocateur fait sens pour les adultes ( l’expression courante « porter la culotte » et la référence inversée à la journée de la jupe…) et surtout, surtout, surtout, donne envie aux filles et aux garçon de lire ce roman…

demanderl’impossible.com

demanderl’impossible.com
Irène Cohen-Janca

Rouergue, 2012

Révolutions muettes

Par Matthieu Freyheit

demanderl’impossible.comMuettes, comme les nombreux silences qui tissent ce roman nourri de non-dits et de dialogues en creux. Voilà un livre plutôt subtil qui mérite de s’y arrêter et de passer un premier malaise : car c’est bien un malaise, et non de l’ennui. Mais sans abricela, il faut le découvrir, comme on découvre peu à peu tout ce qui, dans la vie d’Antonin, va de travers.

Antonin a quelque chose du loser : c’est en ces termes en tout cas qu’il se présente au lecteur. Loser, il n’a cependant que le sentiment de l’être. En réalité, c’est un adolescent comme les autres, et c’est peut-être ce qui pose problème. Car Antonin se réfère parfois malgré lui aux idées de son oncle Max, celles de mai 68. Là, ça y est, vous avez compris le titre. Mai 68 ? Il était temps, c’est vrai, qu’un roman intelligent y revienne. Car mai 68, il y a ceux qui l’ont vécu, et il y a les autres. Entre les deux, un fossé, un on-ne-sait-quoi d’inexplicable. Et pourtant, c’est bien mai 68 qui, de ses relents libertaires, gangrène l’existence d’Antonin et celle de sa famille. Ce qui ne va pas ? Mai 68, qui fait penser à Antonin qu’il n’est peut-être pas à la hauteur. Et la grande révolution étudiante de donner naissance à de muettes révolutions familiales, et personnelles.

Au départ, rien que de très normal. Antonin va au lycée. Il sort avec Léa. Se sépare de Léa. Sa sœur, parfaite (ou presque), est la première à introduire le bouleversement dans la famille. Sa mère, parfaite (ou presque, bis), nie le réel jusqu’à ce qu’il s’impose violemment à elle. Son père… RAS. Et sur le trottoir en face de la maison, ce sans abri qui s’est installé et qui intrigue tant Antonin. Antonin qui, dans une belle sensibilité, comprend et nous fait comprendre les maux et les silences, et qui devant l’écran de son ordinateur jouit d’autres formes de révolutions : sur le web, l’existence fait jour, le rêve se poursuit, et le réel des sentiments s’impose bien plus que dans un quotidien désespérément tacite. Il faut en passer par là pour que les mots surgissent, et que la vie reprenne ses droits. Pour que l’anorexie de sa sœur soit enfin chose dite, et que la tristesse de sa mère soit chose du passé. Pour balayer l’ombre de mai 68, et bâtir des rêves nouveaux.

Manquer la joie, c’est manquer tout, écrit Stevenson. C’est le fond du discours délicatement mené par Irène Cohen-Janca, qui derrière quelques lieux communs parvient à tisser une trame d’une belle finesse. Et de rappeler que si l’on nous parle sans cesse de révolutions technologiques, notre temps connaît aussi des révolutions de sensibilité, plus discrètes mais peut-être plus profondes.

Plus tard je serai moi

Plus tard je serai moi
Martin Page
Rouergue,  2013

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »

Par Anne-Marie Mercier

Plus tard je serai moiMartin Page s’est fait une spécialité de situations familiales cauchemardesques ou absurdes. Ici, une jeune fille tout à fait ordinaire, sans problèmes, connaît l’enfer parce que ses parents ont décidé que plus tard elle sera artiste. Cadeaux orientés, emploi du temps contraint, régime alimentaire, tout y passe, jusqu’à la conviction qu’un artiste doit avoir eu une enfance difficile…

On retrouve ici un monde à l’envers, les parents étant ceux qui poussent vers une profession qu’ils déconseillent souvent à leurs enfants. Mais cette histoire plaira aux adolescents indécis sur leur avenir. Elle leur dira qu’il faut « être patient avec les parents » et, en attendant, trouver des alliés : les amis, le principal amateur de rock, la tante de Bretagne…