Grand Canyon

Grand Canyon
Susan Lamb, Sean Lewis (ill.)

Gallimard jeunesse, 2025

Une invitation au voyage

Par Lidia Filippini

Sur la page de couverture, un condor majestueux s’élance à la découverte du Grand Canyon. Le lecteur se sent déjà irrésistiblement entraîné dans son sillage. Le paysage, dans des tons ocre et brique presque psychédéliques, se dessine à travers un dense brouillard qui lui confère un aspect mystérieux. Nous partons à l’aventure donc, à travers ce parc qui, selon une légende locale, aurait pour origine une jeune fille, Pukeheh, seule survivante d’un déluge provoqué par son oncle et qui aurait donné naissance aux deux premiers habitants du canyon, l’enfant du soleil et celle d’une cascade.
Merveilleux écrin de nature, le Grand Canyon occupe 4927 km2. Il est devenu Parc National protégé en 1919. Theodore Roosevelt le décrivait comme « le grand paysage que tout Américain devrait voir dans sa vie ». De fait, il est aujourd’hui un des lieux les plus visités du monde : cinq millions de personnes le parcourent chaque année grâce aux quatre cents employés – Rangers, scientifiques, pompiers, jardiniers, équipes de nettoyage, astronautes et bénévoles – qui l’entretiennent.
Susan Lamb, l’autrice, a justement travaillé comme Ranger au Grand Canyon pendant plusieurs années. Elle maîtrise donc parfaitement son sujet. Divisé en quatre chapitres, l’album aborde la formation du canyon, ses habitants au cours des siècles, sa faune et sa flore. Une dernière section s’intéresse au parc aujourd’hui, aux dangers qui le menacent et aux actions mises en place pour le protéger.
L’album fait la part belle aux superbes illustrations de Sean Lewis qui occupent souvent des doubles-pages entières. Le trait est réaliste, et en même temps enfantin. L’ocre, le brun, le rouge brique, qui se répondent d’une page à l’autre, font le lien entre les différents aspects du parc et entraînent le jeune lecteur dans cette nature grandiose et libre. C’est assurément un album qui donne envie d’aimer le monde et de le protéger !

Katy Carr

Katy Carr
Susan Coolidge
Traduit (anglais, USA) par Jacques Martine, ill. Myrtille Vardelle
Novel, 2025

Une fille contre-modèle, modèle pour  filles ?

Par Anne-Marie Mercier

Le titre original de ce roman, publié en 1872, par Sarah Chauncey Woolsey (Coolidge est son nom de plume) est « What Katy did ». Sous ce titre, c’est une référence connue dans le monde anglophone : chansons de Pete Doherty pour les groupes des Libertines et Babyshambles, titre de deux épisodes de la série Lost, allusions dans un film de J. Jarmusch, etc. En somme, c’est un personnage extrêmement populaire, mais un roman inédit en France jusqu’à cette édition. On peut encore une fois remercier les éditions Novel de nous faire découvrir et savourer de belles œuvres qui ont marqué l’histoire de la littérature pour la jeunesse, après celles de Lucy Maud Montgomery (Anne de Green Gables, Canada) et d’Edith Nesbit (Angleterre).
La raison en est à chercher sans doute dans le caractère hybride du personnage principal: au début du roman, Katy est une fillette de douze ans pleine d’énergie et prête à toutes les bêtises, bravant en compagnie de ses cinq frères et sœurs l’autorité de leur pauvre tante Izzie qui s’occupe d’eux depuis la mort de leur mère. Incapable de rester en place, toujours ébouriffée, ruinant ses vêtements, elle est un parfait diablotin. Elle a aussi des ambitions littéraires, elle écrit des histoires, et y embarque les autres enfants. Cette première partie est une succession de chapitres faisant alterner moments parfaits (invention de jeux, pique-nique, cabanes…) et catastrophes qui mettent en émoi la famille, le voisinage, l’école… Katie a de drôles d’idées et sait entrainer les autres dans ses délires.
Elle nourrit aussi de grands espoirs pour sa vie d’adulte, et rêve d’accomplir de grandes choses. Elle rêve aussi d’être un jour aussi parfaite que sa cousine Helen, une jeune fille belle, élégante, douce, joyeuse, qui a perdu l’usage de ses jambes à la suite d’un accident. Or, un autre accident, causé par une désobéissance et une imprudence, coupe les ailes de Katy : elle reste paralysée des membres inférieurs et doit garder le lit, avant de pouvoir utiliser bien plus tard une chaise roulante. Pendant quatre années, sa patience est mise à l’épreuve et elle prend alors modèle sur sa cousine et elle arrive peu à peu à suivre ses conseils pour pouvoir agir quand même, aider ses frères et sœurs et espérer faire quelque chose de sa vie.
Les bêtises de la première Katie sont spectaculaires et dangereuses, jusqu’à l’accident qui en clôt la série. Celles de la Sophie de la comtesse de Ségur (certes plus jeune) sont minuscules à côté. Katy offre ainsi un pendant féminin à la longue série de garnements romanesques initiée auparavant par Les Aventures de Jean-Paul Choppart de Louis Desnoyers. La suite, édifiante, est bien sûr moins distrayante, mais elle offre un ancrage sérieux et montre différentes façons de réagir à une pareille épreuve : révolte, dépression, premiers essais pour s’adapter, échecs, puis, pas à pas, installation dans une vie limitée qui est une vie malgré tout et reprise de projets d’avenir, avant même le happy end de la guérison.
C’est un personnage très attachant que cette Katy, de même que toute sa fratrie, pleine de fantaisie et d’énergie (le « journal intime du gourmand de la bande, Dorry, 6 ans, est charmant, et les poèmes et les spectacles créés par Katy et sa fratrie ou ses amies sont… un poème). Les personnages secondaires comme celui du père, médecin, attendri par l’inventivité de ses rejetons mais sachant rappeler les grands principes, de la tante Izzie, débordée et un peu ridicule parfois mais dont la mort offre de belles pages, des voisines, des amies… donnent aux courts chapitres, bien rythmés, de la variété et beaucoup d’humanité.
Bien sûr, tout cela est daté mais voir un personnage féminin traité de la sorte en littérature de jeunesse est réjouissant. La vie de son auteure, femme éduquée et indépendante explique sans doute ceci. Le succès de ce roman montre que les jeunes américaines ont bénéficié très tôt d’exemples de fillettes puissantes, avec les modèles comme Katy ou Jo March (Les Quatre filles du Dr March), dans des romans où ce sont les mères et non les pères qui sont absents.

 

 

https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2002-4-page-431?lang=fr

La Danse sauvage d’Harmonie Stark

La Danse sauvage d’Harmonie Stark
Sigrid Baffert et Jean-Michel Payet
L’école des loisirs (médium +), 2024

Duo dans l’Ouest sauvage

Par Anne-Marie Mercier

On connaissait Jean-Michel Payet comme un excellent auteur de romans de cape et d’épée (Mademoiselle Scaramouche, Éditions des Grandes personnes, 2010), de romans policiers, imités des romans-feuilletons des XIXe et début XXe siècles (Balto, l’École des Loisirs, 2020-2022), de science-fiction (Ærkaos, Panama, 2017 ; Éditions des Grandes personnes, 2011). Le voilà qui s’attaque au genre du western, celui-ci mâtiné de thriller ; on ne sait si l’idée vient de lui ou de sa coéquipière d’écriture (autrice de la trilogie Krol le fou entre autres) ni quelle a été la part de chacun dans le scénario et l’écriture, le roman étant parfaitement cohérent. Est-ce Sigrid Baffert qui a pris en charge les chapitres consacrés à Harmonie, souvent baignés de musique, mais sanglants, et Jean-Michel Payet qui s’est attaché au trio d’enfants et à leur errance, ou l’inverse?
Ce roman est excellent, captivant, mystérieux et plein des ambiances qu’on aime trouver dans ce genre. Le début, un medias res, nous plonge dans une scène bien connue, celle d’une ferme isolée attaquée et enflammée alors que des enfants dorment à l’intérieur. Le père, Fillmore, est abattu tandis qu’il cherche à les défendre ; les enfants survivants fuient d’abord en panique, puis partent sur les traces de l’assassin avec un désir de vengeance. Par la suite, on tombera sur un sheriff alcoolique, un shaman indien silencieux, des chercheurs d’or, une ville fantôme, un saloon avec des filles (danseuses, chanteuses, ou plus), une « veuve qui se déplace avec le cercueil de son mari mort depuis des lustres), une caravane de chariots de pionniers, un grizzli…
Les enfants (Petit, un garçon de huit ans, Grand, un adolescent, et une fille du même âge nommée Calamité) ont chacun leur personnalité. Ils s’opposent parfois mais ont tous le même but et un courage égal. Ils ont aussi des rapports différents à leurs origines (tous ont été recueillis par Fillmore) et tous des souvenirs différents de leur bienfaiteur, des habitudes, des tics de langage, des bribes de son grand savoir et de sa sagesse. Le personnage du méchant (ou plutôt de la méchante), est intéressant : on suit son itinéraire, ses souffrances, ses crimes. Chapitre après chapitre, les fils des différentes intrigues se croisent et se rejoignent et l’on finit par découvrir l’explication de tous les mystères… comme dans les romans populaires d’autrefois. La chanson qu’Harmonie la bien nommée chante merveilleusement parcourt tout le roman, lui donnant une allure musicale, pour s’achever dans un opéra entre océan et désert, en une scène grandiose. Le style, tantôt poétique et tantôt nerveux et sec, épouse parfaitement les méandres de ces aventures cheminantes à la suite du cheval (car bien sûr il y en a un), Captain Wynn.

 

 

Balto, t. II : Les Gardiens de nulle part

Le Célèbre Catalogue Walker et Down 

Le Célèbre Catalogue Walker et Down : comment nous sommes devenus riches avec trois dollars
Davide Morosinotto
Traduit (italien) par Marc Lesage
L’école des loisirs, 2018

Du Bayou à la ville, aventures de sympathiques garnements

Par Anne-Marie Mercier

Roman de formation, road trip, roman policier, aventures de bande, découverte des USA du sud au nord… Ce roman fleuve – qui mérite doublement ce titre vu que les héros partent du Bayou puis remontent le Mississippi jusqu’à Chicago –, est un mélange de tout cela, à quoi on pourrait ajouter le roman populaire, avec ses mystères, ses ombres et lumières, ses orphelins et ses maisons de correction, le roman picaresque avec ses rebondissements, ses personnages louches et ses innocents, ses coïncidences, etc.

Le principe est original : dans la première moitié du roman, les jeunes héros du bayou font diverses découvertes jalonnées par des pages du fameux catalogue mythique (des planches en noir et blanc sont reproduites : hameçon, poêle, portefeuille, revolver, montre…) Trouvant par hasard quelques sous, les quatre copains passent commande d’un revolver. Le hasard d’une erreur d’expédition leur fait recevoir une montre cassée dont ils découvriront que  les dirigeants du catalogue veulent à tout prix la récupérer. Elle  les place en travers du chemin d’un individu dangereux auquel ils échappent de justesse. Ils prennent la route, « montent » à la grande ville avec tous les moyens de transports possibles à l’époque (on est au temps des bateaux à aube, celui de Tom Sawyer et Huck Finn) pour réclamer ce qu’ils croient être une récompense. Ils font  au long du chemin toutes sortes de rencontres (surtout des « mauvaises rencontres ») et finissent par se faire détectives dans une sombre histoire de meurtre et de spoliation.
Héros improbables, un peu handicapé pour l’un, bien cabossée de la vie pour l’autre, un troisième qui ne doute de rien, un quatrième qui se croit un don de chaman du bayou, ils ont une solidarité amicale à toute épreuve, un sens de la débrouillardise exceptionnel, des talents de bricoleurs, beaucoup d’humour, un sale caractère, et ils s’amusent beaucoup tout au long de cette aventure. Et nous aussi !

Robêêrt (Mêêmoires)

Robêêrt (Mêêmoires)
Jean-Luc Fromental
Hélium, 2017

La condition animale vue par Robêêrt (ou Mémoires d’un mouton)

Par Anne-Marie Mercier

« Mouton, en principe, ce n’est pas un métier. Pas comme chien. On peut être chien de chasse, chien d’avalanche, chien d’aveugle, de berger, de cirque, de traineau, chien des douanes ou chien policier, une multitude de carrières s’offre à vous quand vous êtes chien.
Mais mouton…
Certes, nous sommes utiles en tant qu’espèce : couvertures, chaussettes, cache-nez, vestes de tweed et pull douillets, tout ça vient de nous… Ce n’est pas pour rien qu’on appelle « moutons » les petits tas de poussières qui trainent sous les meubles des maisons mal tenues.
Déjà, sans me vanter, il est rare qu’un mouton ait un nom. Tout le monde ou presque a un nom, quand on y réfléchit. Les chiens et les chats ont des noms, les poissons rouges en ont, une tortue peut s’appeler Janine ou Esmeralda, même votre ours en peluche jouit d’un patronyme.
Mais les moutons… »

Sans se vanter, avec une belle simplicité, Robêêrt nous raconte son histoire : comment, simple agneau, il a appris à parler chien auprès de celui qui assurait la garde du troupeau, puis cheval, puis humain… comment il a appris divers métiers : d’abord chien de berger, avec un certain succès, mais dans une grande solitude (les moutons n’aiment pas que l’un de leurs pareils « monte » en hiérarchie et donne des ordres) ; puis animal domestique dans la « Grande Maison », auprès de petites filles qui jouent avec lui, puis animal de compagnie d’un cheval de course un peu fou, et enfin chômeur en quête d’un travail à sa mesure (mais en dehors de la filière « laine-viande »…).
Au passage, on apprend beaucoup de choses sur le milieu hippique, les règles des courses et leurs coulisses : rencontres de propriétaires, jockeys, entrainements, déplacements en Angleterre ou ailleurs (Etats-Unis et Japon), sur la tricherie et les paris.

C’est très drôle, surtout à cause du petit ton sérieux utilisé par le narrateur pour raconter son histoire, et dans le détail de nombreux épisodes (comme le récit des techniques qu’il utilise pour calmer son cheval, et l’évocation des lectures qu’il lui fait – toutes sur le thème du cheval avec notamment la série des Flicka…). Les situations sont variées, c’est intéressant, avec un zeste d’aventure policière, un soupçon d’amour (tout le monde, chevaux et moutons, se marie à la fin), et une pointe de féminisme.
Les dialogues sont spirituels, tout comme le style qui emprunte souvent au thème lexical du mouton ou plus généralement de l’animal et ne craint pas de jouer avec les formes de l’autobiographie, comme dans le récit du voyage au Japon où concourent les chevaux :
« A l’arrivée à Tokyo nous étions déjà copains comme cochons. […] Je ne garde de cette nuit dans le « monde flottant », comme les poètes appelaient l’ancien Tokyo, qu’un souvenir très flou zébré d’images brutales, de la même matière que ces rêves qui vous secouent toute la nuit pour vous lâcher pantelant au réveil. Je me revois dans une rue bondée, stridente de bruits et de néons, j’entends des applaudissements, on crie sur notre passage, une forêt de smartphones se dresse, les flashes nous éclaboussent de leurs glorieux halos… »
Les jeunes lecteurs, que Robêêrt ne prend pas pour des agneaux de la dernière pluie, ne seront pas rebutés par le le style, tantôt original, tantôt recourant aux clichés, on peut en faire le pari : l’histoire de ce sympathique personnage les portera, comme son ton et son écriture.

Voir un  article dans Libération, par Frédérique Roussel, intitulé « Robêêrt, le vaillant petit mouton », qui classe avec justesse ce roman dans les romans initiatiques.
On connaît bien les éditions Hélium pour leurs albums, on oublie parfois qu’ils ont aussi une belle collection de romans et de romans illustrés (ici par Thomas Baas).

 

Nulle et Grande Gueule

Nulle et Grande Gueule
Joyce Carol Oates
Gallimard (folio), 2002

Adolescence obsidionale

Par Anne-Marie Mercier

Joyce Carol Oates n’est a priori pas un auteur pour enfants, mais ce livre est une si belle histoire de rencontre entre deux adolescents qu’il semble bon de le signaler à l’attention de ceux qui cherchent des livres pour les ados.

Prenez deux adolescents d’une même classe de première d’un lycée américain banal. L’un est « grande gueule », garçon populaire, président de ceci ou de cela, directeur de la rédaction de la revue du lycée, insouciant et apparemment entouré de plein d’amis. L’autre est La Nulle, mal dans sa peau, agressive, persuadée qu’elle est… nulle et que ceux qui font comme si elle ne l’était pas sont des hypocrites. Elle est à vif, il ne se méfie pas.

Chacun vit un drame au début du roman, mais l’un a plus de conséquences que l’autre : l’adolescent est appréhendé par la police et interrogé, puis exclu du lycée en attendant les résultats d’une enquête.

Incapable de ne pas faire une plaisanterie quand elle se présente à lui, il a évoqué l’idée de faire un massacre au lycée et a été dénoncé comme un futur terroriste. L’attitude du chef d’établissement, des professeurs, des parents, et surtout des amis est épinglée de manière acide. La droiture de La nulle sera le seul rempart contre la bêtise et la lâcheté de l’ensemble d’une communauté.

Le livre nous dit que le monde est ainsi fait : en situation dangereuse, tes amis se détourneront de toi, ta famille parfois. Et tu seras heureux si tu trouves quelqu’un pour  te tendre la main – quelqu’un qui pourrait fort bien être une personne que tu ne voyais pas ou dont tu te moquais – . Sombre ? Comme les ados aiment: sombre avec la lumière au bout du tunnel et l’idée que l’avenir, le courage, l’amitié vraie, c’est eux. Dans un monde replié sur ses peurs, ils se font une île où vivre, seuls contre tous, ou plutôt loin de tous, étrangers à ces haines et frilosités.

Le lion des montagnes

Le Lion des montagnes
Julie Bonnie
illustrations Max de Radiguès
Editions du Rouergue (Zig, Zag), 2014

Quand la chèvre finit par miauler !

Par Chantal Magne-Ville

Un joli petit rLeliondesmontagnesécit plein de réalisme pour raconter le drame de chèvres attaquées par un fauve féroce. Eh oui ! Le lion des montagnes existe bel et bien dans les forêts de séquoia de Californie, non loin de Sacramento. Le jeune narrateur, dans une langue simple et vibrante, empreinte d’oralité, retranscrit la longue traque de ce prédateur, tout en plongeant le lecteur dans les multiples sensations éprouvées devant les beautés de la nature sauvage.Loin des bruits de la ville, la relation entre un père et son fils montre l’importance de la transmission des valeurs de respect, aussi bien de la vie que de la mort.

Un style léger et enfantin pour de véritables questions existentielles, si profondes qu’il vaut mieux les aborder en s’abandonnant à la fraîcheur de cet univers, souligné par des illustrations au trait épuré, redondantes avec le texte, mais qui renforcent encore l’humanité des personnages, d’autant plus que le récit est tiré de faits réels ! Une plongée dans les grands espaces américains pour apprendre à saisir la complexité de la nature.