La Terre n’est pas plate

La Terre n’est pas plate
Andrea Antinori traduit par Laurana Serres-Giardi
Rue du monde 2026

Vrai ou faux ?

Par Michel Driol

Premier volume de la collection C’est vrai ou c’est faux ?, La Terre n’est pas plate pose d’abord la réalité de la rotondité de la terre, avec quatre constatations ou expériences faciles à réaliser. Puis on se questionne sur ce que serait la vie sur une terre plate. Un simple trou, et on passerait de la face A à la face B. Certains sports ou loisirs deviendraient dangereux ou impraticables. Christophe Colomb, arrivé au bout, aurait fait demi-tour. Tout serait sans doute plat sur une terre plate, à l’instar des limandes ou des soles, et de nombreux objets auraient une forme différente.  Et si la terre avait une forme différente : au lecteur de l’imaginer ! On termine avec 4 informations scientifiques relatives à la découverte de la rotondité de la terre et à sa mesure.

Conjuguer science, lutte contre les fake news et les clichés, imagination et poésie… c’est possible, ce premier opus le prouve avec brio et humour ! L’album est animé par de multiples personnages qui illustrent la vie sur une terre plate, illustré de nombreux légumes, objets, animaux transformés pour être adaptés  à la platitude de la terre. Le texte, le plus souvent au conditionnel, sait se faire concis pour laisser tout l’espace de la page aux illustrations. Il fait appel aussi bien aux interrogations quant au comportement sur une planète plate, qu’aux exclamations montrant un certain absurde des situations loufoques provoquées, de façon aussi à susciter la réflexion joyeuse du jeune lecteur.

L’album répond à une nécessité, faire adhérer les enfants aux vérités scientifiques, les inciter à se méfier des affirmations erronées, dogmatiques, les pousser à s’interroger sur ce qu’ils entendent. Il le fait avec humour, mêlant habilement ce qu’il faut de sérieux avec ce qu’il faut de légèreté, et beaucoup de poésie. Ne peut-on pas imaginer d’autres formes de planètes, d’autres types de mondes ? Après tout, le Petit Prince n’est pas loin…

La Lune

La Lune
Henri Galeron, d’après Grimm
(Les Grandes personnes), 2026

La lune découpée en quartiers

Par Anne-Marie Mercier

Le conte, qui déploie imaginaire nocturne et leçon de vie est superbement illustré et mis en scène. Il tient un discours qui met en garde contre le désir d’accaparement du bien commun, sujet toujours et plus que jamais d’actualité.
L’album, en format assez grand et cartonné propose le texte en page de gauche, et les images à droite dans un dispositif classique et sage. Les images sont plus décoiffantes et montrent des scènes nocturnes saisissantes, avec des bleus intenses, des effets de luminosité superbes, des ombres noires.

C’est beau et si tous les contes étaient présentés ainsi on ne lirait plus que cela, encore et encore, comme il se doit.

Le Bobo

Le Bobo
Alain Serge Dzotap
Editions des éléphants 2026

Gare à l’eau-qui-pique

Par Michel Driol

Léo, jeune léopard, adore dévaler les pentes à toute vitesse dans un bidon découpé  avec Super-Zombô la  girafe et Coco-Tèmbo la poule. Mais quand il fait un magnifique vol plané pour se retrouver avec une blessure au genou, c’est une autre histoire. Pas question d’en parler à papa ou maman, qui mettront de l’eau-qui-pique sur la blessure. Mais heureusement papa connait le secret de la fabrication de l’eau-qui-pique qui ne pique plus… et l’art de fabriquer un très chic pansement !

On retrouve avec plaisir dans ce troisième opus la famille léopard de Léo, les personnages n’ayant changé ni d’apparence (la sœur a toujours les écouteurs près des oreilles) ni de caractéristiques, comme la bienveillance imaginative du père. Les illustrations anthropomorphisent les animaux, tous vêtus de pantalons, de maillots, de robes aussi, à l’exception de Léo qui ne porte qu’un foulard autour du cou, des vêtements dont les couleurs les motifs évoquent, sans s’y appesantir, l’Afrique.

On apprécie toujours autant le petit Léo, ses occupations quelque peu scatologiques dans ses jeux avec les excréments qui lui procurent  un plaisir bien innocent et bien enfantin, mais toujours aussi drôle. L’album saisit des enfants au naturel, dans leurs jeux, dans leurs secrets et dans leurs peurs, dont celle du médicament douloureux lorsqu’on l’applique sur les blessures.  Mais on apprécie tout autant la langue si particulière d’Alain Serge Dzotap, sa façon de jouer entre oralité et écrit, renvoyer aux illustrations ou au geste. Ils redescendent à toute vitesse. Comme ça.  C’est l’utilisation des onomatopées qui soulignent les actions, des exclamations, qui amplifient, les répétitions qui ralentissent le récit en lui donnant du poids. Il y a du conteur dans cet auteur dont on perçoit tout le plaisir de mettre en mots les histoires !

Un récit vivant et plein d’humour, à hauteur d’enfant, des illustrations colorées et expressives pour raconter un nouvel épisode des aventures ordinaires de la famille de Léo, le petit léopard, et nous donner à voir un monde dans lequel il y a une famille unie, des copains avec qui jouer, et beaucoup de compréhension de la part des parents, du père en particulier. Un vrai feel-good album malgré son titre !

Cric ! Crac ! les taupes passent à l’attaque !

Cric ! Crac ! les taupes passent à l’attaque !
Aurélien Dony, Nina Neuray
Cotcotcot édtions, 2026

Sauver la terre (et le sous-sol) 

Par Anne-Marie Mercier

Après un passage par des pages sombres, dans le noir (nous sommes sous la terre), les clichés volent en éclat : il n’y a pas « rien » sous la terre ; au contraire, cela grouille de vie et nous voilà embarqués dans le monde fort sympathique et coloré des taupes. Il y en a des bleues, des rouges des grises, qui vivent dans de multiples tunnels ; cela grouille dans l’image, la surpopulation guette. Mira et Mireille sont de délicieuses amies qui s’émerveillent aussi des beautés du monde de la surface.
Les taupes ont le cœur sensible et s’approchent d’une fillette qui pleure au bord de la rivière : elle a appris la construction imminente d’un supermarché au bord de sa rivière, ce qui va chasser tous ses amis. Le lendemain, nos deux héroïnes taupes constatent la catastrophe et font appel à tous les animaux qui se liguent pour l’empêcher. Le chantier est bloqué, et les ouvriers sont convaincus de ne plus jamais détruire la nature. Tout cela est mignon et assez naïf, mais porté par un enthousiasme communicatif, un bel espoir. Les images, éclatantes de vie et très dynamiques, font exister ce joli rêve.
Le mérite principal de ce petit conte, au-delà de son message de lutte contre l’artificialisation des sols, est de montrer l’épaisseur de la terre et les richesses du sous-sol : les terriers des taupes, le lieu de la germination des plantes, les racines, tout cela est joliment dessiné et coloré, autant que la délicatesse du monde d’en haut, fleuri et boisé.

J’ai trop envie

J’ai trop envie
Vincent Guigue – Isabelle Bonameau
Les 400 coups 2026

Un peu d’intimité !

Par Michel Driol

Flonflon l’éléphanteau, au milieu d’une réunion de famille, dit à son papa qu’il a trop envie, et son papa l’encourage à aller seul dehors. Il est grand maintenant. Mais  dans l’arbre il y a Coco le singe, derrière le rocher un lézard, et dans l’eau un crocodile. Enfin, au milieu du désert, Flonflon trouve l’endroit idéal pour faire… et être soulagé !

Cartonné, donc destiné aux plus jeunes,  voici un album malin plein de suspens, qui reprend la forme de la randonnée et dont la chute – qu’on se gardera bien de révéler ici – fera sourire tous les lecteurs. On retrouve ici tous les thèmes de l’enfance : la réunion de famille, avec les courses des plus jeunes, le besoin pressant, urgent, l’enfant timide qui n’ose pas, et le père qui encourage, donne confiance, la quête d’un endroit où on puisse être seul, pour préserver cette pudeur enfantine naissante. Tout cela est bien perçu et montré, à travers ce petit éléphanteau dans une Afrique réduite à quelques éléments reconnaissables. Album malin, car l’illustratrice place toujours un indice pour que le jeune lecteur en sache plus que le personnage : des queues dans l’arbre ou derrière les rochers, des yeux dans l’eau. Album malin aussi par la chute surprenante, qui va au rebours de ce que le texte suggérait comme besoin éprouvé par l’éléphanteau…

S’adressant aux plus jeunes, le texte est réduit aux dialogues et pensées de Flonflon, les propos étant bien identifiables dans des phylactères,  suffisants pour faire avancer l’action, tenus dans une langue souvent familière, celle des enfants…. Les illustrations sont aussi très lisibles, et mettent l’accent sur les mimiques et attitudes de Flonflon anxieux, déçu, content…

Un album plein d’humour et de surprises dont le héros, jeune éléphant anthropomorphisé, personnage bien sympathique, est construit à l’image de nombreux enfants par ses attitudes, ses désirs, ses comportements

Village

Village
Julia Safirstein
Editions du livre, 2025

Petite merveille

Par Anne-Marie Mercier

Curieux objet que ce tout petit… livre ?
Allongé, cartonné, il présente à chaque page des formes colorées géométriques qui évoquent des architectures. On passe d’une page à l’autre, perplexe. On est intrigué par l’épaisseur de ces pages doublées… Arrive un enfant à qui on présente cet objet.
Surprise ! en trois secondes l’enfant a trouvé le système : chaque page peut se déplier de l’intérieur. L’objet, une fois totalement ouvert, présente toute une série de cloisons qui s’articulent entre elles en étoile. Cela forme un ensemble coloré de maisons de styles et d’inspirations géographiques variées. Tout un monde dans un petit livre.

L’histoire est véridique et je remercie la petite fille de six ans qui m’a ouvert ce trésor. Il plaira à tout âge – à condition de trouver le secret…
On peut le voir déplié sur le site de l’autrice

Le Poil

Le Poil
Emilie Chazerand – Sébastien Mourrain
La Martinière jeunesse 2026

Un cheveu dans la soupe

Par Michel Driol

Elle est femme d’habitude, Carole Mezzanine, guide au musée de l’Escalator, qui vient déjeuner tous les dimanches avec mari et chien dans le même restaurant. Mais lorsqu’elle découvre un poil dans le minestrone, ulcérée, elle mène l’enquête. Qui est le coupable ? On la suit, scrutant les cuisiniers, les autres clients, jusqu’au miroir qui lui montre l’origine de ses perturbations… Poil au menton !

 Voilà une enquête policière bien loufoque portée par un texte et des illustrations bien comiques. Comique des noms propres, comique du métier exercé, comique de caractère avec cette héroïne qui ne laisse pas marcher sur les pieds, comique de situation avec le renversement final. Comique des expressions, qui accompagnent la quête de l’héroïne en épousant son point de vue, ses interjections, ses silences, ses non-dits pleins de sous-entendus. Mais aussi comique des illustrations, qui multiplient les coupables potentiels, les représentant chauves, barbus, moustachus, vêtus de fourrures… Tout ceci propose une belle parodie des scènes de crimes, dans lesquelles les indices sont identifiés, numérotés. Bref, un album réjouissant qui ne se prend pas au sérieux et procure une belle distraction dans laquelle tel est pris qui croyait prendre. Avec une morale quand même, même si elle n’est pas l’essentiel du propos ici : avant de voir la paille dans les cheveux de son prochain, il faut voir la poutre sur son menton, et avant de se lancer dans des accusations sans fondement, il convient de s’interroger soi-même…

Parodiant avec esprit une enquête policière sur un sujet à la fois futile et contrariant, voici un album au poil, aux illustrations expressives et bien déjantées, un vrai album pour rire !

Le Temps du Capitaine Brett

Le Temps du Capitaine Brett
Blexbolex
La Partie, 2026

 Abordage de l’innocence

Par Anne-Marie Mercier

Le Temps du Capitaine Brett est un livre qui ne laisse pas indifférent et dont on ne sort pas indemne, comme d’autres grands livres d’enfance. Comme dans Pinocchio ou L’île au trésor, un enfant y fait l’expérience à la fois de l’aventure et de la solitude. Il découvre la méchanceté,  l’ambivalence des sentiments, et la dangerosité du monde, bref, il vit le temps de la fin de l’enfance et de la fin de l’innocence.
Comme dans les romans cités plus haut tout cela est agréablement coloré de thèmes classiques de l’aventure (pirates, trésor, enquête,…). Ici, c’est particulièrement coloré, au sens propre, avec les belles images de Blexbolex à l’esthétique inspirée de la sérigraphie. On retrouve l’univers étrange des Magiciens dans ce volume qui lui ressemble aussi formellement.
Le jeune héros est envoyé chez un oncle savant, collectionneur et distrait, qui ne s’occupe pas beaucoup de lui. Il s’y ennuie malgré la présence bienveillante d’une cuisinière-gouvernante talentueuse. Il s’échappe pour parcourir en cachette la ville, impressionnante (Leipzig ?). Il tombe sur une bande de pirates dirigée par un capitaine à tête de mort et comprenant entre autres un chat anthropomorphe et une fille portant un masque. Pirates de rivières, et d’égouts, ils ne craignent pas de faire couler le sang. Ils capturent l’enfant et l’enrôlent comme mousse à bord de leur barque étrange. Les différents chapitres montrent comment l’enfant tente de leur échapper et comment il retombe sans cesse entre leurs griffes, comme dans un rêve récurrent
Au fil du texte, on comprend que l’oncle (et peut-être toute la famille Perthuis, dont le nom, archaïque comme le prénom de l’enfant, Hyéronimus,  est significatif) a rencontré le capitaine dans son enfance : malédiction familiale, fantasmagorie de l’enfant qui s’ennuie, métaphore de fins d’enfance et d’un temps répétitif, toutes les pistes d’interprétation sont possibles. L’ensemble est captivant et superbe, entre le roman graphique et l’album.
En 2009, Blexbolex a reçu la Golden Letter (Prix du plus beau livre du monde) à la Foire du livre de Leipzig pour son Imagier des gens (Albin Michel Jeunesse). Poursuivi par Saison (2009) et Romances (2013), il compose un superbe triptyque.

 

Ma vie pleine d’écailles

Ma vie pleine d’écailles
Sabine Revillet
Editions théâtrales jeunesse 2026

En quête de son origine…

Par Michel Driol

A six ans, Chloé vit avec sa mère. Cette dernière ne répond pas à ses questions, ne finit jamais ses phrases, ni les histoires qu’elle raconte. Chloé souffre de ne pas connaitre son père, et fait tout à moitié, dans sa façon de s’habiller, de faire le ménage… Quand la maitresse demande de dessiner son arbre généalogique, elle s’y prend à plusieurs fois : arbre tordu, arbre à une seule branche… Et quand ses camarades de classe lui demandent une photo de son père, elle découpe dans un magazine une tête d’homme qu’elle colle sur un corps de poisson. Son père est un homme poisson… mais l’homme ne descend-il pas des poissons ?

Comment reconstituer son récit familial quand on ne le connait pas, et qu’il n’y a personne pour le raconter ? Comment trouver sa place dans le monde quand on a du mal à trouver sa place au sein de sa famille ? Qu’hérite-t-on de ses parents? Comment l’imagination, la fiction peuvent tenir lieu de réel, et entrainer dans un autre monde, constituer un autre récit ? Chloé, qui n’a pas les réponses à ses questions, se sent incomplète, ce qui est magnifiquement mis en scène et montré par les habitudes de la fillette. La pièce parle des non dits, du secret familial avec à la fois beaucoup d’humour – de distanciation – Chloé étant à la fois protagoniste et narratrice de l’histoire – mais aussi de délicatesse et de sensibilité. Chloé souffre, mais sa maman aussi. Elle en vient à se confier à sa fille. Elle ne raconte que le début des histoires, qui sont toujours pleins d’espoir et de beauté. Ensuite, cela se complique, se dégrade. On devine alors qu’elle parle de sa relation avec le père de Chloé. Entre implicite et explicite, la pièce évoque la difficulté à être soi-même. Outre la mère, trois protagonistes se distinguent, avec des fonctions bien identifiées : la baby-sittter, gothique, et son camarade Aboudramane, qui apportent, chacun à leur façon, de l’aide à Chloé, et Tristan, un opposant, adversaire, dont on découvre par la suite qu’il est un enfant adopté.

Une pièce de théâtre qui enchaine les situations avec poésie, qui fait alterner vie familiale et vie scolaire, qui questionne autant sur les liens familiaux que sur les fonctions du récit, avec humour. Vive les arbres généa-très-logiques !

Comme un poisson fleur

Comme un poisson fleur
Julia Sørensen
Askip, 2026

« Votre chemin sera différent »

Par Anne-Marie Mercier

Le très bel album de Julia Sørensen aborde avec délicatesse la naissance puis la croissance d’un enfant atteint de trisomie. Elle lance d’abord le lecteur sur une autre piste : à sa naissance on découvre que les pieds de Marcel sont palmés. Mais la suite oublie cette malformation pour développer ce que le « petit truc en plus », le chromosome surnuméraire, génère dans le développement de l’enfant.
Loin de verser dans le pathétique, l’album insiste sur la joie mêlée de tristesse des parents, sur leur amour, la tendresse partagée, et surtout sur le fait que Marcel, pour l’essentiel, est un enfant comme les autres : il aime jouer, faire des blagues. Il progresse, mais il apprend, à son rythme. De belles images montrent des cubes à empiler un peu en vrac, ou un escalier à gravir comme autant de défis. On voit aussi que s’il est rejeté par certains enfants (« il ne peut pas jouer avec nous. Il casse tout »), il est accepté tel qu’il est par d’autres : un garçon et une fille sont ses copains ; ils font des bêtises ensemble.
Les images, composés aux crayons de couleurs, sont en teintes douces et en gris pâle, avec des contours estompés, comme les caractères du texte. La métaphore permet d’aborder les choses difficiles. Ainsi, le mot trisomie, qui fait peur, a été enterré par les parents dans le jardin, parmi les fleurs, mais pas complètement, pour le garder à l’œil. C’est une belle formule pour évoquer le savoir et le non-savoir des parents. Ce n’est qu’avec l’arrivée d’une femme bienveillante, atteinte du même syndrome, que le mot sera « déterré » et que, peut-être l’acceptation s’affirmera.
Le beau titre, énigmatique, rappelle sans doute la malformation de Marcel, mais annonce aussi la dernière page où l’on évoque, après la scolarité future (avec des aides) de Marcel ses vacances où il pourra « passer ses journées à faire le poisson dans la piscine, le lac ou la rivière ». Le bonheur d’exister « comme un poisson dans l’eau », ou comme une fleur cachée puis découverte, ne dépend pas des catégories.
L’album est très beau, subtil et courageux. Il fait du bien aussi. Il en fera aux familles qui s’y retrouveront et aux autres également, qui découvriront ainsi que ces enfants sont avant tout des enfants, qui aiment, qui jouent, et qui apprennent, à leur rythme.