L’Aventure
Isabelle Gil
Hélium, 2026
Bateau ivre
Par Anne-Marie Mercier
L’aventure fictionnelle, c’est d’abord un esprit, une inspiration, un appel vers l’ailleurs. Pour la porter, il suffit d’une image, d’un coup de vent ou d’un objet; l’imagination fera le reste. C’est le pari de l’autrice, photographe, qui met en scène un jouet: un paquebot en plastique à la coque rouge et blanche.
Elle le place en page de droite, photographié dans différents décors, depuis la chambre d’enfant jusqu’à son évasion. Il apparaît tantôt minuscule, vu de loin (Ii n’est pas toujours facile à trouver), tantôt immense, vu en gros plan. La nature est grandiose (cascades, montagnes, mer…) ou douce (prairies, étangs, plage…). Les couleurs sont magnifiques, les angles de vue variés. Le texte, bref, en caractères noirs sur le blanc des pages de gauche, est simple et beau, donnant la parole au bateau qui, finalement, invite le lecteur à le suivre « dans le bleu de la mer, dans l’été ; J’en ai tant rêvé ».
Le format à l’italienne et les images à fond perdu nous embraquent, efficacement. Quel beau voyage !













