Aventuriers malgré eux, t. 1 (1 Yack, 2 yétis, 3 explorateurs)
C. Alexander London
traduit (américain) par Valérie Le Plouhinec
Les Grandes personnes, 2012
Aventures en vrac
Par Anne-Marie Mercier
Comme le titre l’indique, les héros (frère et sœur jumeaux) n’ont pas le goût de l’aventure. Ils aiment surtout (et exclusivement) la télévision, essentiellement les séries ou à la rigueur les documentaires animaliers ou les jeux. Pour leur malheur, leurs parents sont des explorateurs. Et pour leur malheur encore plus grand, leur mère a disparu et ils sont contraints de partir à sa recherche au Tibet, à la poursuite de Shangri-La et des tablettes de la Bibliothèque d’Alexandrie… Ils doivent vivre les aventures les plus extravagantes que leurs séries les plus décoiffées n’auraient pas imaginées: yétis, sorcières empoisonneuses, moines et lama les attendent au-dela d’une cascade gigantesque…
Chaque chapitre offre une situation nouvelle, un obstacle inattendu, des rencontres qui sont la plupart du temps des retrouvailles avec les méchants qui sont à leurs trousses. L’humour domine à travers les échanges entre les jumeaux. Ils restent eux-mêmes quelles que soient les circonstances et traînent des pieds autant qu’ils peuvent ; c’est d’ailleurs souvent en faisant référence à un épisode d’une de leurs séries télé qu’ils trouvent des solutions aux situations les plus désespérées. Enfin, l’ensemble ressemble à un jeu où l’on saute de case en case, revient sur ses pas, retrouve les mêmes personnes sous d’autres apparences… un genre de série humoristico-aventureuse (les Orphelins Baudelaire en plus agité). Ce côté décousu et forcément répétitif gênera certains lecteurs et plaira aux lecteurs moins habiles sur les histoires au long cours.
C’est, évidemment le premier tome d’une série : à la fin du premier volume, les jumeaux se retrouvent liés par contrat à leur pire ennemi, on frémit d’avance…







L’estomac, cet être étrange, n’aura plus de secrets pour nous : à quoi il sert, ce qui en sort (scato rieur), ses différentes formes, combien il y en a dans un ventre de girafe, comment il fonctionne ou dysfonctionne (superbe jeu du labyrinthe faisant passer par différents aliments pour provoquer diarrhée, constipation ou bonne santé…).
La collection « Dacodac », petite soeur de « Doado » au Rouergue, se voit dotée d’un nouveau roman réaliste dans lequel Karla-Madeleine (en hommage à Karl Marx, du côté de son père, et en référence à la religion catholique de sa mère) part pour la première fois en vacances avec ses parents, très très différents l’un de l’autre, pour ne pas dire à l’opposé. Il faudra à la jeune fille rencontrer, par hasard et pour la première fois, sa tante et sa cousine ainsi que fuguer, l’espace de quelques minutes, pour connaître enfin les raisons de la rencontre complètement improbable de ses géniteurs : son père, « du chocolat fondu sur un chamallow », à l’intérieur, et sa mère, qui sait « qu’on ne se ballade pas en sandalettes sur un volcan en éruption » (le volcan en question étant son mari tentant vainement de ranger une tente « pop-up » !).
Simon est sorti en Lutin Poche ! Il faut en profiter ! Certes, cet opus n’est pas au niveau de Caca Boudin, définitivement inégalable, mais c’est toujours un plaisir de retrouver ce héros grognon ! Cette fois-ci le lapin blanc refuse tout net d’aller à l’école : « ça va pas, non ! »