Les Animaux de la mythologie

Les Animaux de la mythologie
Martine Laffon / Fred Sochard
Flammarion jeunesse 2017

Animaux prodigieux ou créatures monstrueuses

Par Michel Driol

Le livre réunit, par ordre alphabétique, 26 animaux que l’on rencontre dans la mythologie. Ce bestiaire permet de (re)découvrir des animaux réels, comme le chien ou la chouette, des animaux fantastiques comme le Minotaure ou le Centaure. Les uns sont maléfiques, les autres bienfaiteurs. La métamorphose est omniprésente, que ce soit celle d’un dieu – Zeus le plus souvent – pour séduire, ou d’un humain pour éviter la colère – ou le désir – des dieux. On y croise les dieux grecs, de Zeus à Athéna, des héros comme Hercule ou comme Ulysse, des figures mythiques comme Œdipe. Le recueil permet donc une assez large approche de ces récits fondateurs.

Chaque animal est associé à un récit vivant, conduit dans une langue contemporaine, au présent,  souvent dialogué. Les incipits sont particulièrement soignés pour donner l’envie de se plonger dans le récit qui suit : adresse au lecteur, exclamations, presque comme autant de marques d’un conteur s’adressant à son auditoire. Ces textes donnent ainsi un nouvelle vie et un nouveau souffle à ces mythes qui ne donnent pas toujours de l’humanité ou des divinités des images positives : viols, tromperies, ruses, violences diverses, jalousies, vengeances… : voici le monde que dépeint la mythologie, nous renvoyant à nos instincts ou à nos peurs, nous conduisant à nous interroger sur les valeurs et les comportements de ces personnages.

Les illustrations renforcent ce côté brut et primitif : très stylisées, en trichromie (rouge, vert et noir pour l’essentiel), elles peuvent avoir un côté inquiétant, comme ces serpents qui envahissent la page.

Un album utile qui permettra de prendre connaissance des grands mythes antiques dans une langue accessible, mais invitera aussi à en discuter la signification.

 

Les Aventures intersidérantes de l’Ourson Biloute : la baraque à frites de l’espace

Les Aventures inter-sidérantes de l’Ourson Biloute : la baraque à frites de l’espace
Julien Delmaire, Reno Delmaire
Grasset jeunesse, 2017

Toy story avec nounours

Par Anne-Marie Mercier

L’ourson Biloute – un ours en peluche – est le meilleur ami de Kévin, un petit garçon (trop) sage qui obéit à sa maman et accepte par exemple que son ours passe régulièrement à la machine à laver. Autant dire que, pour un ours aventureux comme Biloute, la vie est (trop) calme. Heureusement, il réalise son rêve en « se » perdant (ou se faisant perdre) lors d’une visite de Kevin à la « Ducasse » (fête foraine, dans le Nord) : il y retrouve les êtres qu’il a vus dans un film, la veille à la télévision – il la regarde en cachette pendant que Kevin dort sagement. Il affronte le terrible Blast Ador, le docteur Veggaline… mais heureusement il pourra compter sur l’aide du héros, lui aussi sorti de la « fiction » pour défendre l’humanité d’un terrible danger …

On pourrait reprocher aux auteurs de manquer de suite dans les idées car cet ours, qui est dit à plusieurs reprise ne pas pouvoir bouger ni parler, a bien des ressources, mais on ne leur reprochera pas de manquer d’énergie et d’imagination : le scenario, fait à l’arrache, va bien avec les illustrations au style un peu sauvage.

Biloute incarne un rêve d’enchâssement de l’imaginaire dans le réel, et met à jour les pouvoirs de la fiction tout en enrobant le propos dans une jouissance du quotidien et de son langage : le ch’ti en fait le sel (un glossaire est fourni en fin d’album). On ne saura pas à la fin si Kevin a fait exprès de perdre son ours pour lui inventer des aventures, mais on constatera qu’il sera ravi de le retrouver devant sa porte… pour de nouvelles aventures. ll y a plusieurs tomes dans ce genre « farfelu, rock-n-roll et déjanté » comme le dit bien Clarabel ).

Incroyables nids

Incroyables nids
Gaëlle Lasnes
Editions Amaterra, 2017

Quel génie du bâti !

Par  Chantal Magne-Ville

Vous ne connaissez pas l’arachnothère ou la rémiz penduline, ou encore le républicain social ? (si ! si ! Ils existent véritablement!). Ne vous laissez pas effrayer….  Ces noms d’oiseaux résonnent bizarrement aux oreilles… mais que dire de leurs nids ? Leur ingéniosité est absolument sidérante. Certains ménagent de fausses entrées pour leurrer les serpents, d’autres cousent point par point des feuilles pour faire des cornets, d’autres encore mettent plusieurs années à bâtir des tours.

L’intérêt du livre réside d’abord dans la variété des architectures, individuelles, parfois collectives, dont on ne découvre pas moins de 38 déclinaisons. Une brève présentation suffit à comprend le choix des matériaux et leur ingéniosité. Le lecteur peut même s’approprier la forme du nid puisque un cache permet d’en découvrir l’intérieur, si nécessaire.

Bien que le contenu scientifique soit pointu, ce livre frappe par son esthétisme, et le soin apporté à la composition de chaque double page, comme un véritable tableau. Les oiseaux sont saisis dans leur mouvement de façon souvent très expressive : la qualité des couleurs sur fond blanc n’a d’égale que la beauté des lignes. Un véritable régal pour les yeux et pour l’esprit.

On peut feuilleter le livre sur le site de l’éditeur, Amaterra ou voir l’autre album, époustouflant lui aussi, publié chez eux par les mêmes auteurs, Des racines à la cime.

Le Nez de Cyrano

Le Nez de Cyrano
Géraldine Maincent d’après Edmond Rostand – illustration Thomas Baas
Père Castor 2017

Il faut imaginer Cyrano heureux…

Par Michel Driol

Cet album adapte, pour les plus jeunes, la célèbre pièce d’Edmond Rostand. Disons tout de suite qu’il ne s’agit pas d’une adaptation de la totalité de la pièce, l’album se focalisant sur le nez de Cyrano et sur la scène du balcon de l’acte 3, à laquelle il donne une autre conclusion. L’adaptation faite ici procède aussi d’un changement de genre : on passe du théâtre au récit. Mais ce récit se trouve finalement assez proche des mots mêmes de la pièce. Ainsi des expressions de la tirade des nez se retrouvent-elles, en version raccourcie pour les enfants, dans un vocabulaire modernisé (tasse et non hanap, par exemple). Le texte fait la part belle au dialogue, entre Cyrano et ses contempteurs. Puis on arrive à l’amour de Cyrano pour Roxane, amour que Cyrano sent impossible. Le personnage de Christian est montré comme l’anti Cyrano : aussi beau que l’autre est laid, aussi bête et grossier que l’autre est fin. Les deux s’unissent alors pour séduire Roxane avant une chute qui s’éloigne de Rostand. Le beau Christian prend à la lettre les mots de Roxane et s’en va. Cyrano s’évanouit de plaisir.  Roxane ferme ses volets. Mais Cyrano est heureux de savoir qu’il peut être aimé.

Cet album – comme toute adaptation – réinterprète le texte de Rostand. Le ton sait être tout à la fois familier – proche de l’oralité du moins – et poétique, jouant des rimes parfois, enjoué et dynamique. Il est fidèle aux personnages, dont il grossit un peu le trait et les caractéristiques, avec le support de l’illustration. Ainsi le nez de Cyrano, d’une couleur rouge prononcée dans un album en gris et rouge, devient-il support pour des dames prenant le thé, épée pointue et menaçante, perchoir à oiseaux, ou piédestal pour Christian devant la fenêtre de Roxane. Christian n’a qu’une qualité, sa beauté. Tout le reste est défauts : voix, esprit… Quant à Roxane, elle n’est plus la précieuse de la pièce, mais simplement la plus belle fille qui soit. De la sorte, les personnages  sont plus proches du jeune lecteur. L’illustration théâtralise le texte, avec la présence de rideaux rouges, de gigantesques ombres portées…

Ce qui se joue, c’est une variation sur l’être et le paraitre. Qu’est ce qui fait la valeur d’un homme ? La beauté du corps ou l’esprit et la façon d’utiliser la langue ? Ce qui séduit Roxane ici, ce sont les mots et c’est ce qui rend Cyrano heureux.

L’Art à table

L’Art à table
Benjamin Chaud
Helium, 2016

Art (dé)coupable ?

Par Anne-Marie Mercier

Jeu sur les objets (la pipe de Magritte), sur les noms (les œufs au bacon de Francis Bacon), sur les mots (les « poules » de Toulouse-Lautrec), mais surtout jeux sur les styles graphiques et les idées, ces petites scènes de restaurant sont extrêmement cocasses et inventives. Mais elles ne sont pas destinées aux enfants (la mention de la loi de 1949 n’y figure pas, à juste titre) : ceux-ci auraient du mal à saisir le sel de l’ensemble – comme du détail. Mais le fait qu’il soit publié par un auteur et un éditeur qui s’adressent en général pour les enfants est intéressant.

Chaque double page présente sur un fond crème et dans un format carré un artiste à table ou se préparant à manger. Le texte sur la page de gauche commente, plaisante. C’est à la fois un résumé d’histoire de l’art et une suite de calembours, de la farce saine et vigoureuse qui donne envie de croquer dans tous ces mets, même dans l’énorme araignée (qualifiée de « bestiole ») qui sort de l’assiette de Louise Bourgeois…

Révoltées

Révoltées
Carole Trébor
Rageot 2017

Nous les enfants d’une époque fatale *

Par Michel Driol

Moscou – 26 octobre au 2 novembre 1917. Lena et Tatiana, deux jumelles de 17 ans, traversent l’insurrection bolchévique de Moscou, Lena sacrifiant le présent en s’engageant du côté des révolutionnaires, Tatiana en rejoignant un groupe de jeunes artistes, le Club Futuriste de Moscou, qui monte un spectacle à partir des textes de Maïakovski. Un épilogue évoque enfin la vie des deux femmes, entre espoirs déçus et rêves réalisés, purges staliniennes et récompenses officielles.

Ce roman de Carole Trébor célèbre le centième anniversaire de la Révolution d’Octobre, sans manichéisme, à travers une galerie de personnages attachants. Les deux sœurs d’abord, à la fois semblables et différentes dans leur façon d’apprécier les évènements en cours et de se questionner à leur propos : peut-on briser l’ordre ancien sans violence ? Construit-on un monde de paix et d’harmonie sur une révolution sanglante ? Qu’est-ce que la démocratie ? Leur grand-mère, ensuite, aveugle, croyante, vrai personnage de babouchka russe. Piotr, ouvrier typographe, démocrate convaincu, qui se retrouvera de l’autre côté de la barricade. Tous les artistes du club futuriste, qui conduisent à s’interroger sur la révolution dans l’art et le rôle de l’art dans la révolution.  En quelques jours, tout bascule, et le roman entraine le lecteur dans un récit à suspense, où l’on se demande, non sans émotion, ce qui va arriver à Lena l’insurgée : la narratrice, dont on épouse le point de vue, étant Tatiana. Le récit est émaillé de nombreuses citations de Maïakovski (Le Nuage en pantalon, la Flute des vertèbres…), textes qui font partie du spectacle monté par le Club Futuriste.

Si la langue est parfois un peu plate, voire trop explicite, peut-on en faire reproche à l’auteur ? Non, parce que la narratrice est une jeune fille de 17 ans, qui découvre le monde. Ensuite parce que ce roman se veut « pédagogique », au bon sens du terme. Notes de bas de page, glossaire, photos d’époque, plans de la ville permettront au jeune lecteur de situer cet épisode historique avec lequel il peut n’être pas très familier. C’est donc toute une époque que ce livre parvient à recréer. Ensuite parce qu’il parle de nos rêves d’un monde meilleur, où les pauvres et les exclus pourraient aussi avoir le pouvoir, y compris celui de s’instruire et d’avoir des pratiques culturelles ou artistiques, sans être condamnés à un mode de vie par leur naissance. Utopie ? Oui, peut-être, et c’est là la leçon du XXème siècle. Entre le rêve d’un futur qui changerait la vie et la réalité du stalinisme, l’épilogue trace le destin des trois personnages principaux, jusqu’à leur mort à la fin du XXème siècle, et parvient, en quelques pages, à proposer un bilan nuancé de l’Union Soviétique.

*Les années fatales, poème d’Alexandre Blok –

Elvis et l’homme au manteau rouge

Elvis et l’homme au manteau rouge
Ole Könnecke
De la Martinière jeunesse 2017

Accident de traineau !

Par Michel Driol

Le 24 décembre, un petit bonhomme en manteau rouge sonne à la porte d’Elvis, garagiste au look de rocker, qui vient juste d’installer son sapin. Son traineau est en panne, et il en a besoin pour aller travailler. Tout en rechignant, Elvis consent à réparer le traineau. Mais il faut l’aide d’Ernest, de la casse voisine, d’un paysan pour nourrir les rennes, et du vieux grand père qui offrira son traineau. Malgré tous les indices concordants, personne ne reconnait l’homme au manteau rouge, et si le vieux grand père a son nom sur le bout de la langue, il l’aura oublié à la fin du livre.

Voilà un conte de Noël d’Ole Könnecke particulièrement drôle. La situation de départ est cocasse et surprenante. Les personnages sont attachants : de l’homme au manteau rouge, vraiment ennuyé de manquer sa seule journée de travail, quelque peu manipulateur, oublieux de ses rennes…, à Elvis, homme ordinaire, rockeur au grand cœur, sans parler des personnages secondaires, dont ce vieux grand-père, commentateur des scènes initiales et finales, comme un chœur antique qui aurait perdu la mémoire. Pleins de bonne volonté, tous ces personnages se trompent souvent, échouent, sont maladroits, au point qu’on se demande si cette équipe de bras cassés réussira à réparer le traineau. La traduction de Bernard Friot joue sur un registre de langue simple. On goute la saveur des dialogues, et en particulier la langue parfois peu châtiée de l’homme au manteau rouge ! Les illustrations – ligne claire façon BD – viennent occuper les blancs du texte – assez long – et mettent en relief les attitudes, les regards, les expressions des personnages.  Quelques détails y sont particulièrement croustillants, et contribuent à poser le personnage d’Elvis dans son cadre de vie.

Un conte de Noël déjanté, qui certes parle d’entraide, mais qui permettra surtout au lecteur de jubiler et de se montrer plus malin que les personnages, d’en savoir plus que les personnages, et de comprendre à leur place ce qui se joue !

Le Voyage du chat à travers la France

Le Voyage du chat à travers la France
Kate Banks, Georg Hallensleben
Traduction (anglais) de Pascale  Jusforgues
Gallimard jeunesse (l’heure des histoires), 2016

Il était une fois, deux enfants? – non, un chat

Par Anne-Marie Mercier

C’est une histoire simple et charmante, qui reprend les schémas des livres  prenant pour prétexte une fiction pour transmettre des savoirs géographiques et culturels (comme Le Tour de France de deux enfants et le Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède). Ici, on a un seul personnage, un chat ; s’ajoutent quelques humains sur la première et l’avant dernière double page, et quelques silhouettes à peine entrevues, fuies.

Au début, le chat mène une vie paisible et heureuse, dans le sud de la France, « dans une jolie maison au bord de la mer », qu’il partage avec une vielle dame. A la mort de celle-ci, le chat est expédié avec tout le déménagement dans le Nord, où il est oublié. Affamé et triste, il prend la route et traverse la France afin de retrouver la « jolie maison au bord de la mer » dont le souvenir le hante et l’accompagne tout au long de son périple, difficile et plein de frayeurs. Il le ramène à son point de départ – où il est accueilli par des enfants.

C’est aussi un parcours touristique : notre chat ne va pas en ligne droite mais passe, comme par hasard, par des lieux emblématiques de la France, que l’on reconnait sans qu’ils soient nommés (ils le sont en quatrième de couverture) : Paris, les châteaux de la Loire, le canal de Bourgogne, les Alpes, le Pont du Gard…), occasion d’instruire tout en amusant, et de proposer de belles images aux pastel gras colorés.

Poils, plumes et mots

 Poils, plumes et mots
Virginia Arraga de Malherbe
Editions Amaterra, 2013

 Expressions cachées

Par  Chantal Magne-Ville

Ce bel album s’ouvre à rebours, pour signifier d’entrée au lecteur qu’il va devoir être actif et partir à la découverte. Le titre Poils, plumes et mots, n’est en effet pas vraiment explicite.
Le principe du livre est simple : il s’agit de terminer des expressions  dont le dernier élément se dissimule derrière des caches, magnifiquement découpés.  Trois couleurs seulement sont utilisées : orange fluo, blanc mat et noir lustré. Les superpositions créent des effets de matières absolument splendides. Il apparaît vite que le mot à trouver est le nom d’un animal,  dont le dessin stylisé contraste vivement avec le fond. Chaque fois, on n’aperçoit qu’un œil, toujours de la même taille ; en revanche les caches représentent  superbement la végétation dans laquelle vit l’animal : jungle, forêt, fleurs, feuillages. La quête se termine en apothéose,  par une manière de récapitulation, avec un paon dont la roue cache les réponses sous chaque ocelle. Le double rang de plumage permet même l’ajout d’autres expressions avec des animaux. Une très belle manière d’apprendre très jeune  les subtilités de la langue en en ayant plein les yeux !

Danse, Petite Lune !

Danse, Petite Lune !
Kouam Tawa – Illustrations Fred Sochard
Rue du Monde

La plus merveilleuse des danseuses

Par Michel Driol

Tout commence par une adresse au lecteur : « Regardez, regardez ». Ce que l’album nous donne à voir, c’est une vieille dame qui marche, courbée sur sa canne. Mais cette vieille dame a été une grande danseuse dans son village, et l’album raconte alors sa vie et sa danse, dans toutes les circonstances de la vie. Son espoir aussi de danser la plus belle des danses le jour de son mariage… Mais qui oserait épouser la plus belle danseuse du village ? Si elle ne danse plus maintenant, elle donne, par son maïs, la force aux oiseaux de danser.

Tout se passe, dans cet album, comme si un griot racontait la vie de Petite Lune, s’adressant à plusieurs reprises aux auditeurs. De fait, le recueil mime l’oralité, dans ses reprises et ses anaphores, dans ses structures syntaxiques. Tout est fait pour suggérer la profération du texte dans cet  album qui met l’art en abyme : Petite Lune nait dans une famille d’artistes, son père est joueur de tamtam et sa mère chanteuse. Il est donc « naturel » qu’elle devienne danseuse. Mais l’album parle aussi de la solitude de l’artiste, être un peu à part, isolé, à la fois apprécié et craint pour sa capacité à faire naitre des émotions. Petite Lune devient alors une légende dans son village, et on lui prête des pouvoirs surnaturels.

On voit se déployer ici une poésie narrative, qui raconte la vie d’un personnage féminin, dans une forme qui se veut proche des contes et des généalogies africains. Les illustrations, presque toujours en double page, accentuent ce côté africain, en reproduisant, sans le copier, un art naïf et débonnaire, d’une Afrique quasiment idéalisée.

Cet ouvrage fait partie de la sélection pour le prix de la poésie Lire et Faire lire 2018