Le Jeu de la bonne aventure

Le Jeu de la bonne aventure
David Dumortier, illustrations d’Aude Léonard
Motus, 2014

 Le jeu de la vie

 Par Anne-Marie Mercier

Le Jeu de la bonne aventure« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » Rien de plus agaçant parfois, cette question. Sauf lorsqu’elle est énoncé sous forme de jeu, où le hasard est un des biais de la poésie. C’est ce que propose David Dumortier, avec un véritable jeu de cartes au format allongé comme un jeu de tarots.

La règle demande de tirer une carte « pour connaître son avenir ou celui de quelqu’un d’autre » ; on a le droit d’en changer si on n’en est pas content, et il y a même un joker, une carte qui ne dit rien à part qu’on est libre de choisir ce qu’on veut. Il y a des As, aussi, la chance… Mais tout est aussi affaire de décision ou de regard.

« Tu joueras au ballon parce que tu aimes la lune. La médaille d’or n’est pas loin, regarde, elle est juste au-dessus de toi…

« Tu es né sans coquille, comme un brin d’herbe, alors tu te déguiseras avec la carcasse d’une tortue et tu prendras les chemins tortueux…

« Tu seras riche, riche, riche, riche, riche, riche, riche, Oh ! Que tu seras riche, riche, riche, riche, si tu connais plus de mots que le mot argent.

« Ton métier sera de combattre le feu. Avant de te coucher, tu éteindras aussi les lumières de ta maison et le soleil qui a brillé dans tes yeux. »

Pompier, espion/ne, berger/ère, chercheur/e d’or, traducteur/trice, footballeur/euse, voyageur/euse magicien/ne, jardinier/ère, pilote d’avion… Tous ces métiers sont évoqués, et bien d’autres qui n’existent pas (?), mais toujours sous une forme détournée, métaphorique, poétique et rêveuse. Une très belle façon de dédramatiser le futur et de poétiser la vie.

Le Petit Pompier

Le Petit Pompier
Margaret Wise Brown, Esphyr Sloboddkina
Didier jeunesse (cligne cligne), 2014

Grand/Petit, Ancien / Moderne

Par Anne-Marie Mercier

le-petit-pompierPublié pour la première fois en 1938, cet album qui connut un grand succès aux États-Unis est édité ici pour la première fois en France : dans la collection que Didier jeunesse a dédiée aux œuvres de la littérature de jeunesse internationale mal connues chez nous (du même auteur, a paru précédemment Une Chanson pour l’oiseau).

L’histoire est apparemment très simple : il était une fois grand pompier… Il est appelé pour éteindre un incendie ; il y parvient, rentre chez lui dit, s’endort et rêve… qu’il éteint un incendie.

Seulement voilà : l’histoire est double. Parallèlement, sur la même page, mais en caractères et en dessins plus petits, on nous raconte l’histoire d’un petit pompier à qui il arrive les mêmes choses, avec de très légères différences et c’est ce qui fait tout le sel de l’histoire, quasi philosophique.

Les illustrations en papier découpé, une nouveauté à l’époque donnent un cadre coloré et stylisé  qui convient parfaitement  au propos. Ainsi ce n’est pas seulement une réédition qui permettrait de connaître des expérimentations en la littérature de jeunesse (Bank Street School proposait à un auteur ayant une expérience pédagogique de s’associer à un artiste pour créer des albums différents). Ce petit chef-d’œuvre est toujours aussi efficace, avec ses couleurs éclatantes et ses jeux sur le grand et le petit, dans les mots comme dans les formes.

Jonah, vol. 1, les sentinelles

Jonah, vol. 1, les sentinelles
Taï-Marc Le Thanh
Didier Jeunesse, 2013

Chasse à l’enfant- bonheur

par Anne-Marie Mercier

jonah1Comme beaucoup de héros de romans pour adolescents, Jonah est orphelin, de parents inconnus. Il a en plus la caractéristique d’être né sans mains. Cela pourrait faire de lui un personnage plein de tristesse et c’est tout le contraire. Ici, le roman ne se contente pas de délivrer la rassurante théorie de la résilience et de l’espoir mis à portée de tous mais propose un développement fantastique (ou fantaisiste) intéressant : à la place de ces deux mains, de petites excroissances se sont formées de chaque côté du cerveau de Jonah, comme de toutes petites mains. Elles le massent, orientent ses pensées dans une direction positive, le maintiennent dans la joie, le conseillent parfois. Si Jonah les entend rarement, les deux voix, appelées voix A et voix B, conversent entre elles dans des dialogues très réjouissants, et lui procurent un don qui se révélera sans doute très utile dans les volumes suivants.
Mais pour l’heure, dans ce premier tome, ce don lui apporte surtout des ennuis car il est traqué par une mystérieuse organisation qui surveille les naissances d’enfants étranges pour emprisonner ceux qui lui semblent intéressants. L’enlèvement de Jonah provoque de multiples péripéties, mobilise ses amis de l’orphelinat qui partent à sa recherche, le directeur de l’institution, qui a été transformé par la présence heureuse du héros, et jusqu’au mystérieux jardinier psychopathe et misanthrope, touché par la grâce grâce à cet enfant.
Et ce livre est effectivement porté par une certaine grâce, un goût du bonheur qui rend les menaces d’autant plus inquiétantes. De roman social optimiste, dans lequel un orphelin handicapé transforme un lieu et des personnes sinistres en instruments du bonheur, le texte se transforme en thriller efficace et original à de nombreux égards. Que la nature soit la principale force acharnée à détruire le héros en est une marque  intéressante : on sait combien le discours écologique mou est en vogue actuellement dans ce secteur éditorial.
L’écriture est d’une grande plasticité, tantôt enjouée, tantôt nerveuse, et porte parfaitement les différents aspects du récit. Le texte ignore tout ce qui pourrait être fioritures ou remplissage et se concentre sur les détails significatifs, les dialogues savoureux, et une composition impeccable.
Le lecteur ne peut qu’attendre impatiemment la suite…

Loulou, l’incroyable secret

Loulou, l’incroyable secret
Grégoire Solotareff, Jean-Luc Fromental
Rue de sèvres, 2013

Histoire trans-médiatique, histoire mosaïque

Par Anne-Marie Mercier

louloulincroyable secret« D’après le film », oui, c’est clair. Une BD ? pas vraiment : plutôt une suite de vignettes dans lesquelles on a copié des bulles avec des bribes de dialogues savoureux. Certes, tout cela est drôle et on a plaisir à retrouver le couple Tom et Loulou ; c’est plein de jeux de mots pour les « grands » (le « festival de Carne, » la prison de la Loubianka…), mais des vignettes juxtaposées ne font pas une BD, cela manque de dynamique, de liant, d’implicite… Autant aller voir le film, ou relire les albums de Loulou, ou ceux de Jean-Luc Fromental, auteur de la série superbe des 10 p’tits pingouins chez Helium.

D’ailleurs, les amateurs de BD pensent la même chose (voir le blog de planète BD)

Lune Mauve. Tome 3 : L’affranchie

Lune Mauve. Tome 3 : L’affranchie
Marilou Aznar

Casterman, 2014

@psychotiquetweets

Par Matthieu Freyheit

lunemauve3Troisième tome de la tétralogie (voir les chroniques des tome 2 et tome 1). Séléné a quitté Viridan et un mariage imposé par des sardines magiques (ou quelque chose comme ça) messagères d’Isthar. Le retour à Darcourt signe le retour des personnages auxquels le lecteur s’est attaché. L’auteure assume elle-même ses préférences en éclipsant quelques figures moins percutantes (on pense à l’excentrique Rimbaud), tandis qu’elle donne une épaisseur nouvelle à Alexia, définitivement très réussie, ou à Thomas, dont la relation avec Séléné capte très bien l’intérêt.

Il reste que le titre de ce troisième volume est trompeur : Marilou Aznar nous rappelle que Séléné s’affranchit de Viridan à la fin du deuxième tome, sans nous laisser anticiper que c’est d’un autre monde que l’héroïne s’affranchit au terme du troisième. C’est donc très bien joué. Entre ces deux moments de tension et de passage d’un monde vers un autre, d’une existence vers une autre, Séléné (dite « la Sigismonstre », il faut dire que c’est plutôt amusant et bien trouvé) tente de reprendre le cours de sa vie, sans voir que malgré elle tout concourt à la ramener à ce qu’elle a jusque là cherché à quitter. Mais la machinerie est en route : quête d’un objet destructeur, manipulations diverses, rencontres étranges, meurtres non élucidés. Ajoutez à cela un voyage au Japon, et l’aventure est complète. Parallèlement, si l’on retrouve au début du volume un peu de l’humour développé dans le premier, la tension prend peu à peu le dessus, soulignant l’impossibilité pour l’héroïne d’échapper à son ‘destin’. Un thème vu et revu, c’est vrai, qui ne semble peut-être pas révolutionner le roman adolescent. Mais enfin, ce n’est pas ce que l’on demande nécessairement. L’écriture de Marilou Aznar n’est pas seulement efficace mais intelligente, prenant le pouls discret des différents usages qui peuvent être faits des réseaux sociaux (loin des clichés dans le cas des psychotiquetweets d’Alexia), tandis qu’elle parvient tout à la fois à prendre le rythme de l’aventure et celui de l’aventure amoureuse. Une série à défendre et à lire, dont il n’y a qu’à attendre le dernier volume.

14 auteurs racontent… Les chroniques de Harris Burdick

14 auteurs racontent… Les chroniques de Harris Burdick
Chris van Allsburg, Lemony Snicket, Tabitha King, Jon Scieszka, Sherman Alexie, Gregory Maguire, Cory Doctorow, Jules Feiffer, Linda Sue Park, Walter Dean Myers, Lois Lowry, Kate DiCamillo, M.T Anderson, Louis Sachar, Stephen King
L’école des loisirs, 2013

Quand le rêve devient réalité

Par Anne-Marie Mercier

chroniques-de-harris-burdick-van-allsburg-199x300Le très célèbre album d’images de Chris van Allsburg, Les Mystères de Harris Burdick, paru en 1985 à L’école des loisirs, trouve ici son texte à travers ces « chroniques » ; il s’agissait d’un manuscrit fictif abandonné par un auteur de nouvelles, contenant des images en tons de gris accompagnées chacune uniquement d’une légende et d’un titre. Le jeu du lecteur était de s’inventer des histoires à partir de ces univers apparemment réels où quelque chose d’étrange détonnait.

Ce jeu a été poursuivi par une pléiade d’écrivains reconnus en jeunesse ou dans le genre de l’étrange, et le résultat est assez réussi, toujours surprenant, ceux-ci ayant mis un point d’honneur à ne pas aller dans le sens le plus attendu. Chacune de ces nouvelles est très réussie, mais curieusement, il en va comme d’un film adaptant un livre très aimé : on ressent une pointe de déception à voir ainsi figé ce qui restait une rêverie jamais terminée. Pour ceux qui découvrent l’album, ce sera une belle découverte, pour les autres, cela dépend, d’eux, de la nouvelle elle-même, et de leur envie de poursuivre le jeu sans garde-fou.

Pour poursuivre (ou commencer), voir sur le site de l’école des loisirs le concours d’écriture sur Harris Burdick avec les nouvelles de collégiens primées : http://www.ecoledesloisirs.fr/harrisburdick

Même chose sur le site de l’école des lettres.

Mes Débuts dans l’art

Mes Débuts dans l’art
Chris Donner
L’école des loisirs (médium), 2013`

Anciens contre Modernes

Par Anne-Marie Mercier

Mise en page 1Après avoir donné une leçon d’écriture (Emilio ou la petite leçon de littérature, collection Neuf, 1994), Chris Donner propose à des adolescents plus âgés un itinéraire d’artiste… pour finir par une autre leçon de littérature, le tout à travers un récit de formation.

Comme souvent dans ses romans, le héros a le malheur d’être né dans une famille aimante et attentive qui ne veut que son bien. Son père, notamment, souhaite que son enfant cultive le don que lui a donné la nature : un superbe talent de dessinateur. Entré contre son gré dans une école d’art, David vit de façon personnelle l’affrontement entre les deux professeurs qui représentent deux courants de l’art : le professeur d’art classique voit en lui un nouveau Michel-Ange et le professeur d’art contemporain le considère comme un attardé irrécupérable. À travers leur conflit, le jeune lecteur pourra découvrir les questions qui traversent l’art contemporain, son rapport à l’argent, à l’originalité, à la performance, à l’intervention etc.

Chris Donner prend ici le parti des Anciens contre les Modernes ; les perspectives de l’art d’aujourd’hui sont vues de façon très caricaturale et comique. Le lecteur pourra rire aussi du portrait de la ville de Reno qui tente de se construire une âme en créant une école d’art au milieu des casinos. Tout cela est raconté avec beaucoup d’humour, mais une pointe de désenchantement : où va l’art ? Qu’est-ce qui fonde une politique culturelle ? La réponse de Chris Donner, pour ce qui est des arts plastiques est plus que pessimiste mais sans doute ne faut-il pas la prendre trop au sérieux et rire simplement du ton faussement détaché avec lequel le narrateur nous décrit les situations navrantes dans lesquelles il se retrouve à cause de son don.

La Cantine de l’amour

La Cantine de l’amour
Krisitan Hallberg
Traduit (suédois) par Camilla Bouchet
L’Arche (théâtre jeunesse), 2013

L’ABCD… des sentiments

Par Anne-Marie Mercier

La Cantine de l’amourRoland, qui sert à la cantine, est quitté par son compagnon, Bart. Tout en servant les enfants il repense à cet amour perdu, à ce qu’il n’aurait pas du – ou surtout à ce qu’il aurait dû – faire et dire. Quatre enfants se détachent, que Roland observe et grâce auxquels il arrive à composer un alphabet des sentiments :  A comme Ascète, B comme Besoin, … G Comme Gaga…, O comme ouragan, P comme parler…, Z comme Zinzin.

Deux des enfants sont « ensemble », et ne le seront plus peu après ; deux autres se cherchent ; un garçon découvre qu’il aime son ami plus que son amie, une fille qu’elle aime l’amour plus que son amoureux. Ces « fragments d’un discours amoureux » inspirés par le livre de Barthes sont énoncés en termes simples et bouleversants de justesse. Tout cela dans un cadre ordinaire : l’aventure des coeurs est partout et la poésie vient avec.

Bien sûr, ceux qui se sont élevés à tort contre le bien gentil ABCD de l’égalité trouveront ici du grain à moudre : l’amour, tout l’amour est ici beau et unique : pas de sexe, non, pas de théorie du genre non plus, mais des corps, des mots, et un sentiment, unique et multiple, qui fait battre tous les coeurs.

Cette pièce a fait l’objet d’une diffusion radiophonique en Suède.

Ligne 135

Ligne 135
Germano Zullo, Albertine
La Joie de lire, 2013

Espace-temps

Par Anne-Marie Mercier

Ligne 135L’espace, le temps, deux notions à la fois normées relatives, sont explorés dans cet album avec beaucoup de simplicité et de richesse. Une enfant voyage en monorail (japonais) entre le lieu où elle habite, la ville, et celui où réside sa grand-mère, la campagne. C’est un voyage.

Le paysage s’étire sur un format très allongé, tracé à la plume ; seul le train est coloré et il l’est avec des couleurs qui claquent : jaune fluo, orange, vert. II montre divers états de la ville, de la zone, de la vraie et de la fausse campagne ; des architectures réalistes ou biscornues, des animaux étranges, jalonnent un parcours qui frise parfois l’impossible. Le texte évoque les discours des adultes sur le monde qui serait trop vaste pour un enfant, sur le temps qui s’écoulerait de plus en plus vite, sur la vie insaisissable…

A quoi l’enfant répond par la puissance du désir et de l’imaginaire.

Sweet Sixteen

Sweet Sixteen
Annelise Heurtier

Éditions Casterman, 2013

They have a dream: one day…

Par Matthieu Freyheit

Sweet sixteenLes éditions Casterman le présentent comme « La couleur des sentiments pour les ados ». Comme si la littérature de jeunesse nécessitait toujours et encore un référent adulte pour asseoir sa valeur. Comme si un roman sur la ségrégation raciale en équivalait nécessairement un autre… Le roman d’Annelise Heurtier n’a pourtant rien à envier au comparant qu’on lui impose.

Dans Sweet Sixteen, aucune Blanche bienfaitrice ne vient au secours des pauvres Noirs désemparés et avilis. Les choses sont désespérément et violemment plus complexes. Inspiré de faits réels, le roman reprend l’arrêt de la Cour Suprême « Brown versus Board of Education » sous l’influence duquel Noirs et Blancs pourront désormais (nous sommes en 1954) fréquenter les mêmes établissements d’enseignement. Un arrêt de la Cour Suprême ne suffit cependant pas à calmer les réticences (un euphémisme coupable : parlons plutôt de rage insensée) des ségrégationnistes majoritaires dans le sud du pays. À Little Rock, en Arkansas, neuf ‘élus’ se préparent à une rentrée mouvementée. Mouvementée ? Encore un euphémisme pour ce véritable cataclysme de sentiments vécu par les intéressés. De rejet en insultes, d’humiliations en violences, l’auteure restitue l’atmosphère psychologique engagée par ces bouleversements. Et pour faire entendre des voix différentes, elle propose de donner intelligemment la parole à deux personnages successifs. Molly Costello fait partie des neufs étudiants Noirs à faire sa rentrée au milieu de deux mille cinq cents Blancs. Grace Anderson fait partie des deux mille cinq cents Blancs. Belle et populaire, elle assiste à l’humiliation des neufs Noirs à la fois victimes et héros du processus d’intégration. De quoi faire cheminer en elle un sentiment resté jusque là silencieux. Et le silence, Annelise Heurtier le maîtrise. Silence de la rage et de l’angoisse qui se partagent la jeune Molly. Silence des interrogations que se fait Grace à elle-même, sans pouvoir les adresser à personne. Silence des deux jeunes filles entre lesquelles si peu de mots sont échangés. Silence du lecteur enfin, dont l’estomac se tord à son tour devant ce que l’auteure a voulu être non pas « une leçon d’histoire, conforme en tous points à la réalité, mais [une retranscription de] la brutalité des jours que Melba Patillo et ses huit autres camarades ont endurée au Lycée central », précise-t-elle dans son avant-propos.

Au cœur de ces silences, Annelise Heurtier ne laisse de place à aucun cliché. Aucune fausse amitié. Aucun sentiment d’héroïsme : seul le désir de survivre à l’enfer des autres. Le personnage de Grace Anderson permet notamment à l’auteure de prendre le contrepied de beaucoup d’autres romans. Nullement éclairée ou en lutte contre son monde, la jeune fille connaît un développement progressif et d’autant plus crédible, qui confère à l’ensemble du récit une grande intelligence.

Voilà, en somme, un roman à conseiller à toutes et à tous. Adolescents et adultes, sans distinction. Et, surtout, enseignants qui y trouveront une formidable occasion d’évoquer une part d’histoire (et d’esprit) souvent oubliée des programmes de littérature.