La Famille glagla

La Famille glagla
François Delecour, Sophie Chaussade

Didier, 2012

Premiers jalons d’un nouvel univers

Par Dominique Perrin

gla La Famille glagla ouvre une série d’albums de bande dessinée pour tout jeune public, au graphisme et à la structure simples, centrés sur la nordique famille éponyme, dans la proche compagnie de phoques largement intégrés à la société humaine. Si le projet est sympathique, les cinq sketches inauguraux proposés ici paraissent d’une qualité inégale, et posent la question de l’ambition des auteurs : créer un monde singulier en rapport réfléchi avec le nôtre, ou divertir le jeune public par des historiettes sans cohérence profonde, touchant à l’exotisme présumé d’un monde de glace – au demeurant en train de fondre.
Le premier de ces sketches évoque une partie de pêche qui débouchera sur l’arrivée d’un poisson rouge dans le cercle familal. La jeune Brigodin y sollicite un volontaire parmi sa collection d’asticots, ce qui pose des questions qu’il ne convient sans doute pas d’éluder, quel que soit l’âge du public visé : ou bien les vers, pleinement personnifiés, laissent leur vie lorsqu’ils servent d’appât, et on ne voit pas pourquoi ils coopéreraient avec leur utilisatrice ; ou bien les auteurs trouvent le moyen, imaginaire ou scénaristique, de protéger leur existence et de justifier ainsi leur collaboration, leurs forfanteries – et leur longévité ici inexplicable.
Si le second sketch est à tout points de vue un peu court (réduit à lui-même, le gag de l’enfant qui ne se décide pas à sauter du plongeoir peut passer pour usé), les trois derniers atteignent à la légèreté malicieuse annoncée par l’éditeur, précisément parce qu’ils témoignent avec cohérence des points de vue singuliers d’un petit poisson et d’un petit enfant. Mais la carte finale du pays des Glagla pose à nouveau le problème de la distance prise globalement ou non par rapport au monde tel qu’il va : il est curieux que la seule institution publique qui y figure soit la police – aux côtés des lieux de plaisir que sont la patinoire, la piscine et le cinéma.
Bref, dans cet univers naissant où les parents Glagla portent ostensiblement le nom des parents du scénariste, on ne retrouve pas la justesse et la cohérence étonnantes des contes du monde entier qui font la très grande classe de l’éditeur ; souhaitons qu’une telle ambition oriente la suite promise des aventures, et que celles-ci explorent résolument les potentialités imaginaires du pôle.

Des Yeux dans le ciel

Des Yeux dans le ciel
Jean-Marc Ligny

Syros (Soon), 2012

I see you. Or not

Par Matthieu Freyheit

desyeuxdanslecielAux allergiques d’Avatar et des créatures bleues qui disent I see you dans une planète où tout vous agresse, aux agacés des clichés sur Mère Nature et sur ces horribles occidentaux qui n’aiment rien mieux que détruire les arbres-maison, ne posez surtout pas vos yeux sur la quatrième de couverture, qui risquerait de vous faire fuir comme elle a failli me repousser. Ah, et tant qu’on y est, n’allez pas vous aventurer à lire la présentation de l’auteur. Quand on s’empresse de préciser qu’il « vit avec une licorne et plein d’animaux », je vis, je meurs, je me brûle et me noie. Ou, pour les mélomanes, je frémis, je chancelle. Bref, je craque.

À tous ceux-là donc, méfiance, car malheureusement l’éditeur ne rend pas justice à un livre étonnamment réussi. Oui, oui, mon introduction n’avait pas pour but de vous décourager définitivement, mais plutôt de rappeler que les éditeurs ne savent pas nécessairement trouver les mots pour nous convaincre, ou mettre en valeur les atouts des romans qu’ils publient.

Après quelques appréhensions, il m’a soudain semblé que Des yeux dans le ciel tenait davantage de Pierre Boulle que de James Cameron. Et c’est, eu égard à ma fascination immodérée pour La Planète des singes, un vrai compliment. Dans Des Yeux dans le ciel, l’humanité, après l’âge des machines, est retournée à un  mode de vie pastoral, dédiant un culte à la fois poétique et violent à Mère-Nature. Dans ce « nouveau » monde, chacun porte un nom de végétal, de Buis à Genêt en passant par Nénuphar et, enfin, Jasmin, le héros. Tout change pour ce dernier lorsqu’un inconnu, tout droit sorti des Âges machiniques de l’humanité, sorte de George Taylor (cf. La Planète des singes, le film), le sauve des griffes d’une panthère. Oui, d’une panthère. Et quand on le lit, c’est même pas ridicule. Quoi qu’il en soit, Jasmin est obligé de fuir – je vous laisse découvrir pourquoi –, de traverser la jungle qu’est devenue la Terre, et j’en passe. Un périple qui le mène jusqu’à… la planète Mars, où se développe une société hyper-technologique. Rien que ça.

Inutile que je vous en dise davantage. Si ce n’est que Jean-Marc Ligny porte fort bien son récit et échappe à nombre de clichés du genre, refusant le simplisme des utopies, quelles qu’elles soient. On lui en sait gré. Une très bonne surprise, en somme, que ce roman-là, à défendre dans le vaste paysage science-fictif destiné à la jeunesse – ou aux adultes, d’ailleurs.

Mon coeur dans les rapides

Mon cœur dans les rapides
Ahmed Kelouaz        
Rouergue, 2012

Amours de jeunesse

Par Maryse Vuillermet

mon ceour dans les rapides imageUne jolie histoire d’amour, sensible et  délicate, entre deux adolescents timides et un peu solitaires, Juliette et Nicolas. Elle commence dans les gorges d’Ardèche, lors d’un camp de canoës, dans un décor enchanteur de rivières, de vieux villages et de soleil d’été. Elle souligne le contraste entre les deux amies, Juliette qui ne connaît pas l’amour et en découvre les émois et son amie Léa qui collectionne avec bonne humeur les rencontres et les aventures amoureuses.Et miracle, l’amour de Juliette vient à bout des angoisses de Nicolas.

Ahmed Kelouaz nous avait habitués à des récits plus durs et plus noirs, (voir sur ce site La première foison pardonne et Je préfère qu’ils me croient morts)

 Cette parenthèse lumineuse est reposante mais assez vite oubliée.

Quand la mort est venue

Quand la mort est venue
Jürg Schubiger
Illustré par Rotraut Susanne Berner
Traduit de l’Allemand par Marion Graf
La Joie de Lire, 2011

La joie de lire  ?

Par Christine Moulin

qd_la_mort_web_carre_200Tout commence au mieux: nous voilà revenus dans une sorte de Paradis perdu, d’avant la malédiction universelle: « En ce temps-là, nous ne connaissions même pas son nom. La mort? Connais pas. » Sauf que l’illustration montre deux enfants au regard fixe, au sourire figé, qui ne semblent pas particulièrement heureux de vivre. L’impression que « quelque chose cloche » ne se dément pas quand on tourne la page: nous voici devant le village entier. Tout le monde a les mêmes yeux écarquillés, un peu vides, une position statique, l’air indifférent. On apprend que « chez ces gens-là », on ne se souhaite pas « bonne journée » parce que c’est inutile: toutes les journées sont bonnes.

Apparaît la Mort qui rappelle celle d’Erlbrüch dans Le canard, la mort et la tulipe ou dans La grande questionElle est représentée sous la forme d’une mendiante épuisée, dont tout le monde se moque parce qu’elle trébuche sur un escargot. Voilà donc le péché originel : la méchanceté stupide à l’encontre de l’étranger.

Ce qui devait arriver se produit: la Mort passe la nuit au village et y sème le malheur. Malgré elle, car elle est pleine de culpabilité et de compassion. Cette compassion que les villageois, perdus dans leur bien-être un peu niais, lui avaient refusée. La Mort repart, les villageois reconstruisent leur village dévasté : ils ont appris à souhaiter bon voyage, bonne journée, bref, à ne pas prendre pour bonheur comptant ce qui leur a été octroyé. On les voit rassemblés, un vrai sourire aux lèvres. Tout semble paradoxalement plus vivant, plus joyeux.

La fable est riche mais dérangeante. A dessein, bien sûr. Reste une interrogation: ces villageois sont-ils destinés à mourir, alors que la Mort est repartie?

L’avis d’une lectrice, Marine Landrot : « Ce qui est beau, dans cet album, c’est que cette mamie-squelette n’a pas plus de réponse que les hommes sur les mystères de l’au-delà. »

 

Les Colombes du Roi Soleil, t. 7 : Un Corsaire nommé Henriette

Les Colombes du Roi Soleil, t. 7 : Un Corsaire nommé Henriette
Anne-Marie Desplat-Duc
Flammarion, 2008

L’émancipation manquée de la donzelle

 Par Matthieu Freyheit

uncorsairenommehenrietteAnne-Marie Desplat-Duc, c’est Pirate Rouge et Stephi la star, c’est le bon et… le moins bon. Avec ce septième tome de la série des Colombes du Roi Soleil, nous sommes malheureusement du mauvais côté de la balance. Explications. Henriette, révèle la quatrième de couverture, « a tout d’un garçon manqué ». Tout est là, Henriette va cristalliser les oppositions nées de la constitution genrée des identités. Partir en mer, vivre des aventures, reconquérir l’honneur familial et faire la preuve qu’elle n’est pas « une faible donzelle » (dixit), voilà comment la jeune héroïne assure son oscillation vers le masculin. Parallèlement, une histoire d’amour édulcorée et haletante lui assure une féminité pérenne. Un double accomplissement du genre pour un seul personnage, donc. Et si vous percevez l’ironie du ton, c’est normal.

Ajoutez à cela un vocabulaire sucré dont la fonction supposée est de restituer à nos jeunes lecteurs les beautés du grand siècle, une couverture aussi rose que possible et une happy end à vous couper le souffle, et vous aurez saisi la teneur essentielle de ce volume. Certes, l’aventure est au rendez-vous, un peu de suspens même – un peu –, et l’auteure conserve le talent d’une écriture efficace. Mais enfin, il faut bien le dire, voilà un roman qui ne rend pas justice à d’autres, tellement plus réussis, d’Anne-Marie Desplat-Duc ; et ne rend pas justice non plus aux problématiques du genre. Car la tendance à percevoir dans le travestissement et dans le surinvestissement des codes masculins la seule voie d’héroïsation du féminin devient tout doucement inquiétante. L’inverse est-il seulement imaginé ?

Il ne s’agit certes pas de révolutionner avec Les Colombes du Roi Soleil les théories d’émancipation du féminin, mais il s’agirait aussi de ne pas donner le sentiment d’une régression généralisée. Par ailleurs, il ne s’agit pas non plus de réinterpréter les codes de l’aventure, ni même les possibilités de l’histoire. Ce qu’il nous reste ? D’aller à la rencontre d’une héroïne qui, dans la même veine, est capable de nous en apprendre bien davantage. Peut-être, pour n’en citer qu’une, la Mary Tempête d’Alain Surget.

Un autre article sur notre site, sur un autre volume des Colombes: Jeanne, parfumeur du roi.

 

Et avant

Et avant
CharlElie Couture, Serge Bloch
Sarbacane, 2012

 Sur la question sans fin des origines

Par Dominique Perrin

Un habitant d’une grande ville moderne dialogue avec un interlocuteur essentiellement curieux, qu’on devine être jeune. Au départ, il semble s’agir d’un monologue ; quelqu’un décrit, de manière très concrète, les conditions actuelles de son existence : ce qu’il a sous les yeux, ce qu’il a fait la veille… Puis le récit embraye sur ce qui devient un principe d’engendrement : « Et avant ? », demande en cascade l’interlocuteur mystérieux. D’une peinture volontiers prosaïque et ironique du monde qui l’entoure, le narrateur-auteur passe au témoignage autobiographique, à la narration d’une histoire familiale, puis à l’histoire collective, puis au mythe des origines de l’humanité, et à une représentation poético-scientifique des origines de la vie. Il se réempare finalement de la première personne (« avant, j’étais une algue »), et retourne la question : « Et toi, à propos, d’où viens-tu ? ». Cet album percé de part en part d’un œil-soleil-tunnel présente la même fraîcheur et la même exigence que les productions séparées de ses deux auteurs « multistes » dans d’autres domaines de création – musique, dessin , conte…

 

Venenum

Venenum
Charlotte Bousquet
Gulf Stream Editeur,  2012

Roman de cape et d’épée,  philosophique et policier

Par Maryse Vuillermet

 

venenum_imageCe roman est à la fois un roman d’aventures, de cape et d’épée plus exactement, un roman historique,(il se passe au XVII° siècle), un roman philosophique, il expose et illustre  la doctrine cartésienne, et enfin un roman policier. En effet, l’héroïne Jana, pupille de Descartes,  dix-sept ans, est chargée par le philosophe agonisant de trouver les causes de sa mort et ses assassins. S’en suit une course poursuite  à travers l’Europe, en bateau,  en diligence, et à cheval, à  bride abattue, jusqu’à Paris. Elle a pour protecteur un ancien soldat  Conrad Von Vries. En chemin, le monde du XVII° est décrit, ses auberges, ses villes coupe-gorge, ses ateliers, ses imprimeries, ses complots contre Mazarin, et la Fronde parisienne.

La jeune fille ne doit faire confiance à personne, elle mène l’enquête grâce à son intelligence, à la logique apprise auprès de son tuteur, mais aussi grâce à sa force physique et son audace,  acquises pendant son enfance misérable dans les rues. Les leçons d’escrime données par son compagnon de voyage sont également bien utiles,  les duels succèdent aux rencontres, les guets-apens, les retournements de situations, rendent le récit haletant.  Mais c’est le personnage de Jana qui l’illumine, il est très attachant, une écorchée vive qui veut préserver sa liberté et pour cela,  se déguise  en homme, et connait ainsi travestie une aventure amoureuse très troublante, l’homosexualité féminine es à peine esquissée mais bien présente.

C’est un  roman à conseiller aux jeunes curieux (ses)  car la langue et le contexte historique ne sont pas toujours  assez expliqués mais ils, elles  ne le regretteront pas.

Minou

Minou
Olivier Douzou et  Frédérique Bertrand
Rouergue, 2012

Très minou !

Par Christine Moulin

minouTout est délicat dans cet album dont les pages en carton fort indiquent le destinataire: les tout-petits. Les illustrations, aux tons assourdis et au trait minimaliste, mettent en scène un chat quelque peu énigmatique, vu de profil: celui-ci suit un itinéraire qui le mène d’une forêt  à un salon pour le faire repartir vers la forêt, où sa quête, commencée le matin, va enfin aboutir, à la nuit. Le texte évoque le genre de la comptine (comme l’indique le titre de la collection) et multiplie les jeux de mots, grâce à un principe simple: la répétition des ou de la dernière(s) syllabe(s) du dernier mot. On (re)découvre au passage de délicieuses expressions surannées comme « à potron minet » ou « au débotté »: mais comme tout est subtilité dans ce livre, le chat devient, dans ce dernier cas, Chat Botté. L’image, en effet, montre, sans lourdeur, en le prenant souvent au pied de la lettre, ce que dit le texte.  C’est ainsi qu' »entre chien et loup », au moment où apparaît le « matou… tou », on découvre , sur la droite, un inquiétant museau …

Ce livre  témoigne d’un respect remarquable pour les tout jeunes lecteurs, à qui il offre une oeuvre poétique de qualité, à leur portée.

Tonio

Tonio
Gaëtan Dorémus
Rouergue, 2012

Naissance d’un humain

Par Dominique Perrin

Au titre de cet album, la première de couverture accole la représentation de quatre animaux – un boa, un oiseau, un papillon, portés par une panthère en station debout. Mais en quatrième de couverture, après un absorbante parcours où les rapports entre texte et image évoquent plus d’une fois ceux de la bande dessinée ou du roman graphique, figure comme en filigrane un autre nom, plus difficile à déchiffrer car écrit de la droite vers la gauche : « gamin », et c’est bien cette fois Tonio que l’illustration représente, avec sa physionomie étrange d’éléphant bipède aux oreilles de papillon.
Et c’est toute la question : quelle est l’identité de ce personnage ? Ne devrait-il pas ressembler aux quatre animaux qui l’ont créé un jour d’ennui sur leur île déserte ? Ces quatre créateurs quelque peu immatures, normalement naïfs et imbus d’eux-mêmes, sont tout aussi questionnants que leur créature. Du haut de leur inventivité impulsive, ils spéculent sur le caractère imprévisible – incontrôlable – de leur progéniture, qui ne se laisse décidément pas déchiffrer comme une somme d’héritages – les humeurs caractéristiques des ascendants s’avérant d’ailleurs difficiles à énumérer.
Quand Tonio – successivement rebaptisé Ballaké, Jacques, puis Humphrey par chacun de ses parents – révèle que son caractère – ou son tempérament, ou son ethos – est surtout plastique et singulier, et qu’il invente finalement lui-même son nom, le lecteur a eu et pris le temps d’une méditation plutôt joyeuse, plutôt fondamentale, sur la dimension interrelationnelle qui permet l’existence humaine.

 

Red code, la brigade des fous

Red code, la brigade des fous      
Philip Le Roy
Rageot Thriller 1013

  Catalogue et liste

Par Maryse Vuillermet

 

 

 

cvt_La-brigade-des-fous--Red-Code_2696 imageJ’ai beaucoup de mal à accrocher à ce policier, le deuxième de la série  Red code après Blackzone.  Pour moi, le procédé est trop visible : six jeunes  choisis pour leurs qualités exceptionnelles mais aussi pour leur handicap,  un autiste savant,  une bipolaire séductrice, une hyperactive championne d’arts martiaux,  une dépressive insensible au danger, un addict aux jeux vidéo, et un trisomique  exceptionnellement musclé sont entrainés dans un camp appelé La Citadelle pour mener des actions d’enquête dangereuse et classée secrète.  Dans ce cas, il s’agit d’infiltrer un réseau de terroristes afghans. Ces terroristes ont la particularité d’être  jeunes et lycéens et de passer inaperçus. Il s’agît donc pour nos six détectives de s’inscrire dans leurs lycées,  de s’en faire des amis et de les arrêter avant qu’ils ne fassent exploser   le centre nucléaire ITER. Mais le réseau  qui les a fait venir en France est aussi un réseau de  vente d’êtres humains, de prostituées, les méchants sont aussi des adeptes de l’extraction des gaz de schiste, enfin  ils présentent eux  aussi un catalogue de perversités.

Je dis liste, car à chacune des sorties du camp,  les six agents  s’adonnent a une liste complète de coups  et tortures, d’exactions en tous genres, explosions, destructions de bus,  de voitures,  d’immeubles, enfin, tout ce qu’il est possible de faire sans tuer vraiment. Les personnages  ont à la fois des talents exceptionnels et   sont des malades qui pourraient être à nouveaux enfermés à tout moment. On devrait s’attacher à eux, mais ils sont trop caricaturaux. Dans ce style, j’ai préféré Les infiltrés ou A comme association de Bottero.